AQUARIO-CLUB NORD-MEUSIEN ( A C N M )
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C'est sans aucune prétention que différents membres du club ont écrit puis publié ici quelques articles qui sont bien souvent des constatations concernant des faits s'étant produits, soit chez eux, soit au club. Ces réflexions nous semblent toutefois utiles car, si une bonne idée et une bonne pratique peuvent être reproduites, il est toujours bon de décrire ses erreurs afin que d'autres ne les reproduisent pas.
C’est une mésaventure qui nous est arrivée, au club, en septembre 96.
On est là pour conseiller utilement les débutants et on fait les erreurs que l’on veut faire éviter aux autres.
La face arrière du bac des piranhas s’est entièrement ouverte, brisée en deux, un dimanche matin.
Salle inondée, sable sur le sol, filtre fonctionnant à vide, chauffage à l’air libre et piranhas au sec.
Les piranhas ont été sauvés, le peu d’humidité restant leur ayant permis de respirer et de ne pas se dessécher.
POURQUOI ?
Ces poissons sont peureux et ont besoin de caches nombreuses. Une grande ardoise avait été posée verticalement sur le sable, afin qu’ils puissent passer derrière. Cette pierre est finalement tombée vers l’arrière, causant ainsi la cassure.
Soyez plus sérieux que nous ; lorsque vous construisez votre décors, placez les roches sur le fond en les appuyant contre le verre et, ensuite, ajoutez la couche de sable. Ainsi, même en cas de poissons fouisseurs qui creusent sous la pierre, vous n’aurez pas le même désagrément.
Qui n’a pas connu une expansion incontrôlée d’algues, un jour ou l’autre, dans son aquarium, auparavant superbe ?
Cette invasion est cependant plus décourageante que dangereuse et finalement, on arrive à se sortir du pétrin.
Les milliers d’espèces d’algues qui existent sont difficiles à identifier, mais seulement une dizaine nous
intéresse en tant qu’aquariophiles.
Si elles font leur apparition en grande quantité, c'est que la qualité de l’eau laisse peut-être à désirer.
Trop de nourriture, associée à des déchets organiques en suspension ou mal éliminés et l’éclairage habituel sont souvent les facteurs associés qui amènent un développement excessif.
L’EAU VERTE Ce sont des algues microscopiques flottant dans l’eau ( le plus souvent dans les bassins ) et qui se nourrissent des déchets en suspension et d’une lumière intense. Il est dificile d’en venir à bout si ce n’est de faire plusieurs changements d’eau associés à la suppression de l’éclairage pendant plusieurs jours. La filtration sur tube ultra-violet est un excellent remède.
ALGUES FILAMENTEUSES La plus connue parce que la plus spectaculaire, avec ses grandes traînées rugueuses qui colonisent tout le bac en quelques jours. Il faut les retirer manuellement, souvent durant plusieurs mois. Elles ne sont pas dangereuses mais peuvent étouffer les plantes. Un seul algicide semble vouloir donner quelques résultats corrects : le Protalon.
ALGUES EN TOUFFE Ce sont des filaments d’algues ressemblant à de petites touffes d’herbe de couleur vert foncé ou même noirâtre. On les retrouve sur les feuilles des plantes, les roches, le sable et même la colle silicone. Pour en freiner l’extension, il faut éliminer les feuilles atteintes, aspirer la surface du sable et nettoyer ce gravier avec de l’eau de javel ( ne pas oublier de rincer abondamment avant de le remettre en place )Il n’existe pas de produit efficace contre cette espèce. Il faut vérifier la qualité de l’eau et, peut-être en remonter le PH.
ALGUES BLEUES C’est cette moquette épaisse qui recouvre tout, gravier, racines et plantes.
Ce sont souvent les matières azotées et un éclairage trop fort qui les favorisent. On peut nettoyer le gravier avec une cloche à vase, mais il restera toujours des particules qui vont générer un nouveau tapis. L’absence de lumière durant plusieurs jours est une solution à envisager, mais il faudra ensuite penser à effectuer un changement d’eau. Quelques algicides sont tout de même efficaces.
ALGUES EN TACHES Elles apparaissent tout d’abord sur les glaces en petits points qui grandissent. Elles ne sont pas nocives, sauf lorsqu’elles attaquent les plantes qu’elles finissent par détruire. Elles font partie intégrante de l’aquariophilie.
ALGUES ENCROÛTANTES Essentiellement sur les pierres, elles ne sont pas envahissantes.
On peut les laisser faire, elles donneront au bac une physionomie naturelle.
Ces algues sont les plus courantes et pour la plupart d’entre elles, il existe des moyens naturels de les maîtriser . Ce sont
- les escargots : planorbes, ampulaires
- les poissons : plecostomus, ancistrus, otocinclus et autres spécialistes, xipho, platy, black molly et même guppy.
La nature nous a fourni des remèdes, utilisons les.
Les nauplies d’artemias, ces petites crevettes magiques, sans lesquelles l’aquariophilie ne serait pas ce qu’elle est, sont indispensables à l’élevage de certaines variétés et recommandées pour d’autres. Les artémias adultes et vivants sont également un complément appréciable et plus faciles à obtenir que les vers de vase, par exemple.
Les oeufs d’artemias s’achètent en divers conditionnements. L’aquario-club se les procure en boîtes d’un litre et les reconditionne en 15 cl afin d’en abaisser le coût. Ces oeufs ont la particularité de se conserver plusieurs
années en boîte hermétique.
L’ECLOSION
L’idéal est d’acheter un éclosoir. Son emploi est alors des plus faciles et permet de récupérer les nauplies plusieurs fois par jour sans manipulations fastidieuses. Mais vous pouvez fabriquer vous-même un éclosoir en prenant modèle sur celui du club. Nous sommes à votre disposition pour vous aider.
On fabrique un équivalent d’eau de mer avec environ 30 à 35 g de sel de mer ( ou de sel de Guérande, à défaut ) utilisé pour l’aquariophilie. La température doit être de 25° ( un peu plus ou un peu moins ne fait que modifier le délai d’incubation ) ; en ce qui me concerne, je place mon incubateur sur un radiateur en y intercalant un catalogue assez épais afin de répartir la chaleur. Le résultat est optimal : très peu de déchets et les premières nauplies après 24 heures.
Je fais fonctionner ce système durant une semaine, en rajoutant des oeufs chaque jour. Après ce délai, il faut changer l’eau salée et nettoyer l’éclosoir, ce qui créée un « trou » de 24 heures mais n’a jamais provoqué de décès significatifs chez mes alevins de scalaires par exemple.
L’ELEVAGE
Cet élevage est possible à condition de s’équiper correctement : chauffage, aération et bac d’une cinquantaine de litres ( pas de filtration ), un peu de sable n’est pas incompatible.
Il faut nourrir les artémias avec, soit des aliments spéciaux comme « mikrozell de Hobby », soit avec de la nourriture pour invertébrés. Les crevettes se nourrissent également d’algues vertes en suspension.
Une fois l’équilibre du bac atteint, la reproduction se fera automatiquement et l’on pourra y puiser régulièrement de la nourriture vivante.
LE CONGELE
On peut aussi acquérir des plaquettes d’artémias congelés en conditionnements variés ( 100, 113, 453 et 907 grammes ). Le côté pratique est évident mais il semble que la congélation industrielle ne privilégie pas toujours la qualité.
Quel est l’aquariophile qui n’a pas , un jour , été déçu par une plante a bulbe ?
Eh oui ! nombreux sont ceux , ayant acheté un aponogeton , ou un lotus et planté dans leur bac , qui on été étonné de voir quelques mois plus tard dépérir la plante . C’est normal ! Dans la nature , ces plantes (comme les autres ) suivent un rythme de vie calé sur les saisons et donc sur les températures des eaux .
En effet ,dans la nature et pendant les périodes froides , ces plantes vont perdre naturellement toutes leurs feuilles et se mettre au vert . leur bulbe en profitera pour accumuler des réserves pour le printemps et repoussera de plus belle .
Par contre dans un aquarium , l’eau étant continuellement à la même température , la plante perdra effectivement ses feuilles mais comme l’eau est tempérée le bulbe continuera à se nourrir pour refabriquer d’ autres feuilles et cela jusqu’à épuisement total . Résultat : quelques semaines après le bulbe est tout raplapla ! IL EST MORT !
Alors que faire ?
C’est très simple :
_ Il suffit d’ôter le bulbe avec les quelques feuilles qui peuvent subsister du bac .
_ De couper ces feuilles à 1 cm du bulbe et raccourcir les racines de telle sorte qu’elles n’atteignent plus que 5 cm de long .
_ Après ces travaux de préparation il suffit de le mettre dans un récipient avec un peu d’eau et de placer le tout dans un endroit frais et obscure ( le bas d’un frigo conviendra ) pendant 1 ou 2 mois .
_ Après ce temps de repos dit végétatif on peut le replanter dans le bac en prenant soin de ne pas enfouir complètement le bulbe .
Un petit conseil : afin d’accélérer le processus de reprise vous pouvez mettre sous le bulbe 1 ou 2 boulettes d’argile . LA PLANTE NE VOUS EN SERA QUE PLUS RECONNAISSANTE .
Au bout de quelques jours vous verrez apparaître les premières pousses , présage d’un feuillage plus abondant .
On peut remarquer que l’eau de notre aquarium ne se comporte pas comme ‘ elle le devrait ‘ , selon nos critères. Il arrive qu’elle se trouble, prenant des colorations auxquelles on ne s’attend pas. Nous ne parlerons pas des algues bleues ou brunes qui tapissent décor et parois du bac en provoquant un fond coloré, mais des particules en suspension.
VERT L’eau verte est provoquée par un développement incontrôlé d’algues unicellulaires. Cette explosion est favorisée par la présence de certains produits contenant des engrais ou des oligo-éléments. Une eau neuve peut amener aussi un tel développement. Dans un tel cas, pas de risque pour les poissons. Les plantes, quant à elles, vont souffrir manque de lumière. Il faut attendre que le phénomène cesse de lui-même, lorsque tous les éléments enrichissants auront été consommés par les algues. Des renouvellements d’eau auraient pour effet de recharger le système et d’en retarder la fin.
Le seul remède efficace est la mise en place d’un stérilisateur U.V. ( mais l’esthétique cher ).
JAUNE L’eau jaune est la suite de l’état précédent, lorsque le phénomène d’eau verte cesse brutalement. Toutes les algues viennent de mourir en même temps, ce qui produit une pollution importante. DANGER pour les poissons.
La solution est habituelle : changement partiel d’eau, aération et même apport de bactéries.
GRIS L’eau grise peut avoir plusieurs causes.
La première est le mauvais fonctionnement du filtre qui laisse passer trop de particules qui se retrouvent en suspension dans l’eau. En regardant attentivement; on pourra voir ces poussières évoluer au gré des courants. Il suffira de changer la masse filtrante en la remplaçant par du perlon ou une mousse plus fine.
La deuxième est le développement d’infusoires, du à des matières organiques en trop grande quantité dans le bac et à un éclairement trop intense de l’aquarium. Il y a peu de danger et tout cela s’arrange en quelques jours.
La troisième est due à un accroissement de la population bactérienne. Ceci est provoqué par une montée de nitrites, contrecarrée par le développement des bactéries nitrophages.
Dans ce cas, le danger vient du manque d’oxygène. Il faut aérer ( pensez à l’oxydator)et faire quelques changements d’eau. Un apport de charbon actif dans le filtre ne sera pas négligeable.
BLANC Une eau laiteuse est provoquée également par un accroissement brutal du nombre de bactéries. Les poissons ne sont pas incommodés, si ce n’est qu’ils recherchent l’oxygène.
Si on dispose d’un U.V., il faut l’installer.
Si on dispose d’un filtre à diatomées, il faut l’installer.
Sinon, procéder à des changements d’eau.
AMBRE L’eau ambrée est provoquée par une filtration sur tourbe.
C’est en effet l’acide humique qui provoque cette légère coloration. Il n’y a aucun inconvénient pour les poissons affectionnant une eau acide. Si l’on ne filtre pas sur tourbe, cette coloration est causée par une concentration de matières en suspension qui est due à un bac trop ancien. Ces matières ne sont pas biodégradables. La solution consiste à nettoyer le filtre et à y placer du charbon actif neuf.
ROUGE Attention ! il doit s’agir d’un tetra coeur saignant victime d’une énorme hémorragie. (mais non, c'est une blague !)
BLEU Regardez bien, c’est une carte postale de TAHITI (encore une blague ?)
Voici exposés trois cas différents, dont nous avons eu connaissance, au club.
1. LE CLIENT va chez un commerçant en animalerie et se rend acquéreur d’un aquarium superbe dont il vaut mieux taire le prix au regard des matériaux utilisés ( épaisseur du verre en particulier ) et des accessoires ( made in china ou Taiwan ). Bien sûr, il a « le droit » de remporter diverses bouteilles de produits des plus variés et du plus joli effet et on lui dit de repasser dans 8 à 10 jours en lui faisant un cours très compliqué et scientifique sur la prolifération des bactéries aérobies et anaérobies. A la date prévue, il retourne au magasin, répond au vendeur que son eau est bien claire et qu’il a bien utilisé ses tests PH et GH. En récompense, il achète ses platies, cardinalis, mollies et autres scalaires, en fonction de ses goûts et des couleurs. Il y retournera souvent.
Environ un an plus tard, il a appris l’existence du club et il est venu nous voir afin de mettre en vente son bac équipé qui était au grenier depuis quelques semaines. Il était trop découragé ; nous n’avons pas pu le remettre en selle.
2. LE CLIENT va chez un commerçant ( le même que ci-dessus ), achète un bel aquarium, mais, il y a une différence : il sait déjà qu’il existe un club. Il installe donc son bac et adhère à notre association. Il se procure pompe, chauffage et autres petits accessoires.
Après une vingtaine de jours ,la montée de nitrites étant stoppée, on lui procure ses trois premiers guppies. l’eau avait été préalablement ensemencée avec une ancienne filtration et des bactéries lyophilisées. Peu à peu, il arrive à maintenir une dizaine de poissons. Mais arrive l’accident avec l’apparition d’une maladie, vraisemblablement virale et les décès commencent. Mal inspiré, il va chercher aide auprès du commerçant qui lui explique que c’est une montée de nitrites et qu’il faut changer l’eau ENTIEREMENT. Un peu surpris, il téléphone tout de même au club où on lui dit de ne surtout pas faire ce changement. On se déplace et on soigne avec un désinfectant classique ( aqua germ-x ). Cela arrive rarement, mais les décès sont stoppés dès le lendemain et, depuis, tout roule tranquille.
3. UN VISITEUR des portes ouvertes est intéressé. On s’occupe de lui, on fait des plans d’aquarium, on calcule le coût et il se décide. Il vient donc coller son bac avec nous et on lui fait quelques petits cours sur l’évolution d’un aquarium nouveau.
Respectant notre expérience, il s’en remet à nos décisions et peuple tout doucement ( 2 à 3 poissons par semaine ). Après deux mois et demi, le bac est correctement planté et peuplé.
Il vient nous voir de temps en temps, mais c’est plus pour discuter que pour acheter. Là est toute notre satisfaction.
Les débutants en aquariophilie sont toujours étonnés de voir des escargots dans leur bac nouvellement planté. Et pour cause ! La plupart du temps ces hôtes n’ arrivent dans nos bacs que sous la forme de poches d’oeufs dissimulées sous le feuillage de nouvelles plantes .
Cette « importation » est quasi inévitable et ne doit pas être redoutée , car ces petites « bestioles » ( loin d’être nuisibles pour la plupart ! ) rendent d’énormes services en jouant un rôle essentiel dans la stabilisation du biotope et en servant d’indicateurs de la qualité de l’eau . Ils sont en effet , trés sensibles à la pollution , notamment celle occasionnée par les métaux lourd , ou à une chute du PH .
Ils se nomment :Planorbes ,Mélanoides , Limnées ,Physes et Ampulaires pour ce qui est des plus connus (rares sont ceux qui sont vraiment indésirables tant que leur population reste limitée ). Ils font partie de la classe des gastéropodes. ( en grec gastero signifie estomac et podos pied ) . littéralement , cela veut dire « estomac accroché au pied » . En voilà quelques- uns qui ont suivi à la lettre l’expression « avoir l’estomac dans les talons » ce qui est d’autant plus vrai que leur appétit est redoutable et insatiable .
LES PLANORBES :
Ils font normalement partie des habitants de l’aquarium . (ce sont les gastéropodes les plus populaire dans le monde de l’aquariophilie .) Ils poss7dent une coquille en forme de rouleau aplati ou de corne de bélier , ce qui leur vaut le nom vernaculaire anglais de ramsborn snails ,soit « corne de bélier . » Leurs fonctions sont multiples .
Ce sont les spécialistes des algues filamenteuses molles et encroûtantes . La présence de tel animaux dans un bac limite considérablement la prolifération de ces végétaux inférieurs indésirables, qu'ils vont brouter inlassablement .
Quand une planorbe s’attaque à une feuille , c’est qu’elle est sclérosés . En agissant ainsi ,elle ne fait qu’anticiper le processus de dégradation de la feuille et évite donc tout risque de pollution .En temps normal elle ne s’attaque jamais à une plante saine . Elle élimine avec une voracité déconcertante tous les déchets organiques , comme les cadavres de poissons .Mais aussi , hélas , les oeufs déposés par les poissons sur les pierres ou feuilles .
Pour réussir un bac de repro il est donc vivement déconseillé d’y introduire des gastéropodes quels qu’ ils soient ). Il existe plusieurs variétés de coloris . La couleur du pied et de la coquille d’ une planorbe peut aller du rouge brique au brun foncé , en passant par toutes les couleurs intermédiaire .Ils sont hermaphrodites et amphibies. Ils déposent des amas d’oeufs gélatineux en forme de disque qui adhérent à tous les supports .
LES MELANOIDES :
Ils ont une forme conique , spiralée , longue et étroite de livrée marron- vert rayée . Les sexes sont séparés. La femelle peut atteindre 5 cm au bout d’un an , le mâle est plus petit . Ce dernier possède des cornes plus petites que celles des femelles et de forme différente . Sa corne droite est une gaine de l’organe copulatoire .
Bon nombre d’aquariophiles possèdent à leur insu des mélanoides . Ils respirent par des branchies , à l’inverse des planorbes qui ont un poumon . Outre leurs moeurs nocturnes , ils présentent la particularité de vivre dans le sol de votre bac , qu’ils ne quittent que lorsque le jour est tombé . Cette activité souterraine donne une importance capitale à leur présence . Ils oeuvrent tels des laboureurs , retournant la terre de leur champ et la mélangeant à l’engrais répandu en surface . Leurs déplacements entraînent vers l’intérieur les déchets organiques déposés sur le sol et les mélangent à celui-ci , tout ça à la grande satisfaction des plantes qui profitent ainsi des minéraux et des oligo-éléments, d’autant plus que la couche superficielle du sol s’en trouve ameublie . Une activité diurne des mélanoides ne laisse rien présager de bon quant à la qualité de l’eau .
Par expérience personnelle , nous avons eu l’occasion d’observer durant la journée une cohorte de ces animaux rampant sur les vitres du bac en direction de la surface . Des mesures immédiates de la qualité de l’eau indiquaient alors un PH inférieur à 5,5 . Les raisons de cette évacuation des lieux étaient donc mises en évidence . La plupart des gastéropodes ne supporte pas une chute brutale du PH ou une eau trop douce .
LES LIMNEES :
Elles présentent une coquille spiralée conique . Leurs dimensions sont inférieures à celles des planorbes . Elles ont des cornes triangulaires . Leur intérêt en aquariophilie est limitée . Elles peuvent être porteuses de bon nombre de parasites et leur prolifération rapide entraîne inévitablement une curée annoncée sur les végétaux non seulement inférieurs (algues ) mais également supérieurs (plantes). En général elles préfèrent l’eau froide et ne s’adaptent heureusement pas très bien au températures des bacs pour poissons tropicaux .
LES PHYSES :
Ils sont également importés dans les bacs lors de l’introduction de nouvelles plantes . Ils dépassent rarement 1 cm de long et se complaisent dans les eaux chaudes . Leur coquille à un fond de couleur brun foncé parsemé de taches claires . Elle est très courte légèrement conique et peut faire penser à de la porcelaine . Si leur présence dans un aquarium n’engendre aucune gêne pour les poissons une surpopulation peut ruiner tous les efforts de décoration .
LES AMPULLAIRES :
Ce sont des escargots pulmonés amphibies , qui possèdent également des branchies.
Ils peuvent ainsi respirer aussi bien sur terre que sous l’eau tout en restant à une profondeur de 6 à 8 cm grâce à une trompe extensible qu'il détend au-dessus de la surface de l’eau . Selon son origine , son corps et sa coquille arborent des couleurs différentes . Le diamètre d’un ampullaire adulte atteint généralement 6 cm et , en prenant soin de vos protégés vous pourrez obtenir des spécimens de la grosseur d’une balle de tennis . Ceux-ci sont nommés « apple snail . » par les anglo-saxons peut-être parce qu’il se régale de pommes . Il ne se contente pas de simples repas végétariens et ne dédaigne pas la nourriture carnée . Les végétaux supérieurs entrent dans le régime alimentaire des ampullaires. Ils sont même la réputation de s’attaquer aux feuilles coriaces . Une nourriture végétale fraîche ou sèche s’impose . Il sait trouver des compléments nutritifs en broutant inlassablement les algues bleues ou en se rassasiant du cadavre d’un poisson .
La ponte est toujours effectuée durant la nuit . Les oeufs , au nombre de 100 à 150 environ , ont un diamètre de 2 à 3 mm . Ils sont regroupés dans un cocon qui , en captivité , est déposé le plus souvent sur le couvercle de l’aquarium , au dessus du niveau de l’eau . Au départ , ils ont une couleur rouge vif et sont mous . La masse gélatineuse qui les entoure durcit rapidement au contact de l’air pour former une carapace rigide de couleur rose adhérant très solidement à la paroi . Les jeunes ampullaires éclosent entièrement formés au bout de 10 jours .
Ils se nourrissent de la membrane qui compose les oeufs ainsi que la substance gélatineuse . Leur croissance rapide leur permet d’atteindre une taille de 3.5 à 4 cm en un an .
Ces escargots produisent une telle quantité de déchets qu'un grand nombre de créatures unicellulaires , les infusoires , viennent rapidement coloniser les eaux dans lesquelles ils se trouvent . Pour le calcul de la densité maxi de poissons dans un bac , il faut considérer qu’ un ampullaire adulte représente un poisson d’au moins 5 cm de long .
Qui, en soulevant une pierre dans un ruisseau, n’a jamais vu de petits animaux se faufiler à toute vitesse sous une pierre voisine ?
Cet animal, ressemblant à une crevette, hormis l’intérêt qu’il suscite pour la pêche, peut servir de nourriture vivante au même titre que les artemias ou autre vers de vase, en aquariophilie ( pour les gros poissons ).
Cette crevette, de petite taille, fait partie du sous-ordre des amphipodes ( les paires de pattes postérieures sont dirigées vers l’arrière, d’où leur nom d’amphipode ) et de la classe des crustacés.
Atteignant 2 cm au maximum, ils vivent en bande, aussi bien dans les régions maritimes que dans les lacs ou les cours d’eau jusqu’à une altitude élevée.
Parmi ces crustacés, on compte :
- les gammarus appelés puces d’eau, très communs dans les bassins d’eau.
- les orchestia appelés puces de mer que l’on trouve sous les amas d’algues échoués sur les plages.
- enfin, citons les niphargus représentés par une quinzaine d’espèces, aveugles et translucides qui vivent dans les eaux souterraines et les cavernes ( ce sont les plus grands ).
Pour s’en procurer, deux solutions se présentent :
LA RECOLTE
En eau pure et courante de première catégorie ou dans les sources, dépourvues de végétation, ils se tiennent sous les pierres.
Il faut se munir d’une épuisette placée en aval de la pierre et soulever celle-ci par son extrémité amont. Le courant fera le reste en balayant les crustacés dans le filet.
Dans les eaux stagnantes, ils se trouvent dans les touffes de plantes aquatiques. Il suffit de prospecter dans ces plantes avec une épuisette pour les capturer.
L’ELEVAGE
1. La première méthode, très extensive, suppose de disposer d’une mare, de préférence sans poissons ni têtards ( ni trop d’insectes prédateurs ) peu profonde ( 30 à 40 cm )
et si possible alimentée par un courant d’eau ou, au moins, dont l’eau se renouvelle assez régulièrement.
Plantez la le plus densément possible de myriophyles ou autres végétaux très touffus. Introduisez plusieurs colonies de gammares récoltés dans des eaux différentes et attendez 2 à 3 mois. Ensuite, si tout va bien, vous n’avez plus qu’à balayer régulièrement à petits coups d’épuisette.
Petit détail utile :
les gammares sont des animaux aux facultés d’adaptation très curieuses.
Par exemple, telle colonie récoltée en ruisseau de demi-montagne dans une eau dont la température varie dans l’année entre 0 et 14°, va prospérer en aquarium à 20°, alors qu’une autre colonie récoltée en eau stagnante et chaude va dépérir dans les mêmes conditions.
On ne maîtrise pas l’élevage des gammares comme certaines espèces de vers de terreau ou d’artemias. Ce genre d’élevage donne, soit une explosion démographique, soit un échec rapide.
2. La deuxième méthode, et celle qui nous intéresse le plus, nécessite un aquarium d’une capacité d’au moins 50 litres, sans poissons mais bien éclairé, dans lequel on installe un filtre sous sable entraîné par le flux de bulles d’une pompe à air. Une épaisse couche de sable ( 6 à 8 cm ) à gros grains recouvre le filtre dans lequel, comme précédemment on va
planter une végétation la plus dense possible.
Les gammares sont omnivores, plus exactement détrivores ( certains sont peut-être un peu plus carnassiers que d’autres ).
Ces plantes produisent des déchets végétaux de même qu’elles nourrissent un zooplancton qui les intéresse tout autant mort que vif.
Si les plantes ne se plaisent pas sur le filtre sous gravier, on peut remplacer celui-ci par une petite pompe à eau. Il faut entourer la crépine d’aspiration d’une cartouche épaisse de mousse pour éviter d’aspirer les petits gammares.
On peut utiliser, outre les myriophylles, des riccias ou de la mousse de java.
Qu’est-ce que les infusoires ?
Comment se les procurer ?
Il est utile de donner une étude détaillée sur ces protozoaires microscopiques que l’on emploie pour nourrir les alevins aux premiers stades de leur vie.
Dans la nature, toutes les eaux contiennent, en plus ou moins grand nombre, des infusoires de diverses espèces. Cependant, pour les besoins de nos élevages, la meilleure façon de se les procurer est de les cultiver soi-même. Ainsi on est sûr de ne pas introduire dans les aquariums des micro-organismes nuisibles aux poissons, ce qui est presque inévitable, malgré toutes les précautions que l’on puisse prendre, quand on les extrait des endroits naturels où elles vivent ( mares, étangs, bassins, etc... ).
Faire une culture d’infusoires est une chose très simple et qui réussit toujours.
Dans un endroit chauffé, on obtient de bons résultats, même en hiver. Leur développement sera simplement plus lent à cause de la température modérée.
Condition primordiale : beaucoup de lumière.
Les meilleures cultures se font en été, en plein soleil, avec des matériaux divers. On emploiera de préférence des bocaux en verre pouvant contenir de deux à cinq litres d’eau.
Comme base de culture, employer séparément du foin coupé, des feuilles de salade, des détritus végétaux, des rondelles de pommes de terre crues, des pelures de banane, du riz paddy, etc... Le résultat sera meilleur quand les matériaux auront été préalablement séchés à l’air et au soleil.
On procède de la façon suivante
: les bocaux sont remplis d’eau de pluie ( à défaut, de l’eau du robinet
vieillie ). On met, au fond, une couche de quelques centimètres d’un ou de
plusieurs matériaux choisis que l’on alourdit, par exemple avec une pierre. On
place le tout en plein soleil. Au bout de 24 heures, les matières fermentent et
forment le départ de la culture.
Une mince pellicule apparaît généralement à la surface du liquide. Sous elle, se
rassemblent des myriades d’infusoires souvent visibles à l’oeil nu.
Pour les prélever, on écarte délicatement la pellicule et on prélève quelques cuillères à soupe de cette eau. On l’introduit plusieurs fois par jour dans les bacs où se trouvent les alevins.
On peut également suspendre dans un coin du bac d’élevage un morceau de gaze ou une épuisette contenant des morceaux de pommes de terre crue ou pelure de banane. Les infusoires se développent et se répandent dans l’aquarium. De cette façon, les alevins les auront toujours à leur disposition. Ces sachets se remplacent tous les deux jours ( ou trois jours), mais avec cette méthode, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas surproduction d’infusoires par rapport au nombre d’alevins.
Les infusoires se développent beaucoup mieux en milieu alcalin.
Avant d’introduire de nouvelles plantes dans votre aquarium il y a quelques gestes élémentaires à observer :
Tout d’abord il faut débarrasser toutes les feuilles meurtries , pourries ou cassées en les coupant proprement à l’aide d’une lame de rasoir. De même les racines sont raccourcies à 5 cm de longueur .
Une bonne précaution consiste à désinfecter la plante en la plongeant dans un bain d’alun ou de permanganate de potasse (1 cuillère à café par litre ) pendant 1 heure . Les escargots et les oeufs sont ainsi éliminés et les plaies désinfectées . Ensuite les plantes peuvent être repiquées .
Si votre aquarium héberge des poissons remuant il est conseillé de placer des pierres tout autour de vos nouvelles plantes afin de les protéger le temps qu'elles s’enracinent correctement .
P H
Le Potentiel Hydrogène est une caractéristique de l’eau. On mesure ce PH afin de savoir si une eau est acide, neutre ou alcaline.
A 7 et ses environs ( de 6.8 à 7.2 ) le PH est neutre ; en dessous de 7, le PH est acide ;au dessus de 7, le PH est alcalin.
Pour le mesurer ont peut utiliser les bandelettes ( les produits récents comme Tetra sont assez fiables )
Les comprimés de Aquascience
les tests liquides de tetra ou aquatest, par exemple
le pH-mètre électronique ( pratique et rapide ) utilisé par les clubs, vu son prix élevé.
Dans un aquarium neuf, le PH aura tendance à être élevé, mais il doit par la suite diminuer pour se stabiliser à une valeur qui va dépendre de différents paramètres, comme l’eau utilisée lors des renouvellements, la filtration, le décor, l’aération, etc...
Le peuplement devra, bien sûr, être réalisé en fonction de ce PH.
Certains poissons comme les discus, néons, rasboras, scalaires demandent un PH acide, d’autres comme certains cichlidés ou vivipares se maintiennent dans un PH alcalin.
Le PH se mesure de 0 à 14
EXEMPLES :
Acide pur 0
Base pure 14
Coca-cola 2.5
Jus d’orange 4
Eau pure 7
Eau du robinet 7.8 à 8 ( région verdunoise )
Eau de Javel 12
Il est à noter qu’une forte aération de l’eau provoque un PH élevé, mais dans ce cas il semble ne pas y avoir d’incidence sur les comportements des poissons ( nous fonctionnons, au club, avec des eaux titrant parfois 8.5 à 8.6, sans dommages ).
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T H
Le Titre Hydrométrique est une mesure française que l’on doit employer à la place de GH ou DH, afin d’éviter les confusions.
Si vous disposez d’une mesure en GH ( degré allemand ), il vous faudra multiplier le résultat par 1.78 afin d’obtenir le degré français.
Avec le TH, on mesure la teneur de l’eau en calcium et en magnésium.
On emploie, pour ces mesures, des test liquides ou en bandelettes. On peut obtenir une évaluation en utilisant un conductivimètre.
AUGMENTATION DU TH : il est difficile d’augmenter la dureté de l’eau, si ce n’est par apport d’une eau neuve à forte dureté.
DIMINUTION DU TH : ne pas utiliser l’adoucisseur de ménage car le taux de sodium monterait brutalement. La meilleure technique consiste à faire les renouvellements avec de l’eau osmosée. Après quelques essais, on arrive au TH désiré.
NOTA : si votre aquarium n’est pas équipé d’un couvercle en verre, l’évaporation y est importante. Il ne faut pas compenser celle-ci avec de l’eau de conduite, mais avec de l’eau pure, sous peine de minéraliser l’eau de façon excessive.
EXEMPLES de minéralisations :
- eau de conduite environ 30 ° ( région verdunoise )
- eau de mer environ 600 °
- eau saumâtre environ 300 °
- Amérique du sud 5 °
- Amérique centrale 20 à 30 °
- Lacs d’Afrique 10 °
- Afrique de l’ouest 5 °
- Amérique du nord 60 ° ( vivipares ).
En aquarium, le PH et le TH ne sont pas liés, mais dans les eaux naturelles, un PH faible correspond à un TH bas et un PH alcalin avec un TH élevé.
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TAC
Le TAC est la mesure française de concentration en bicarbonates.
Pour le mesurer, on emploie les test spécifiques liquides ou en bandelettes.
Si les tests sont de fabrication allemande, ils seront appelés KH, et l’on devra, comme pour le TH, multiplier le résultat par 1.78 pour obtenir le degré français.
La connaissance du TAC peut être utile car celui-ci est lié au PH et en évite les écarts trop brusques.
Imaginons ainsi une panne d’électricité durant une journée. Il n’y a plus d’aération ni de filtration ; les plantes vont consommer tout le gaz carbonique de l’eau sans que celui-ci soit renouvelé et le PH va monter dangereusement jusqu’à devenir mortel. Mais si le TAC a une valeur correcte ( de l’ordre de 15 à 20 ° ), le PH va être beaucoup plus stable et on n’observera pas de dégâts.
EN RESUME , le TAC complète la connaissance du PH et en est une composante essentielle.
Il diminue entre deux renouvellements d’eau.
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NITRITES ( NO2 )
On mesure la concentration en nitrites à l’aide des tests liquides habituels ou en bandelettes.
Une concentration trop élevée, plusieurs heures après une distribution de nourriture, révèle un mauvais fonctionnement du bac.
1. En général, on s’apercevra que l’on donne des doses alimentaires trop importantes, une grande quantité de nourriture n’étant pas éliminée, ni par les poissons, ni par les bactéries.
Le remède consiste simplement à diminuer les rations.
2. La cuve du filtre peut être trop petite, d’où une élimination difficile des déchets.
Il faut voir plus grand.
3. Le débit de la pompe est trop faible.
Il faut également voir plus grand.
Lorsque ces 3 raisons sont éliminées et que des problèmes de cet ordre persistent, il faut déterminer la concentration en nitrates, dont un dosage élevé signifierait que l’eau est trop « vieille ».
Remède adapté : renouvellements d’eau.
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CONDUCTIVITE
La mesure de la conductivité indique approximativement la minéralisation de l’eau.
L’unité de mesure en est le microS/cm, soit le microsiemens par cm.
Plus une eau sera chargée avec un quelconque minéral, plus le courant électrique passera facilement et plus la conductivité sera élevée.
Lorsque l’on recherche une eau peu minéralisée, il est intéressant d’en connaître la conductivité ; si celle-ci est faible, on peut alors mesurer sa dureté.
Les eaux douces dites normales ont une conductivité qui varie de 0 à 1 000 MS/cm pour un TH de 0 à 30° environ.
Les eaux tropicales peu minéralisées varient de 25 à 150 mS/cm.
Les eaux françaises de 100 à 1 000.
Le TANGANIKA peut titrer 1 500 ms/cm.
A titre d’exemple, l’eau salée peut atteindre 50 000 ms/cm.
ECHELLE DE COMPARAISON entre TH et conductivité ( approx. )
0 ms./cm = 0°
10 = 1°
50 = 2°
80 = 3°
100 = 5°
200 = 8°
300 = 10°
400 = 15°
500 = 20°
1 000 = 30°
VALEURS MOYENNES EN AQUARIUM :
Amérique du sud < 100
Afrique de l’ouest < 100
Asie du sud < 100
Amérique centrale < 500
Malawi et TANGANIKA < 300
NOURRITURES SECHES , CONGELEES ET FRAICHES
A l ’exception de quelques variétés d’alevins qui n’acceptent que du « vivant », il est d’usage de ne nourrir nos poissons que de poudres, granulés ou congelé.
LE SEC
Les aliments les plus connus sont les paillettes : différents produits comme viande de poisson, légumes, céréales, vitamines ont été séchés et mélangés selon des dosages étudiés. Ces préparations ont l’avantage de convenir à la majorité des espèces et sont de très bonne qualité.
Les granulés contiennent les mêmes ingrédients mais ont des flottabilités différentes selon les poissons que l’on veut nourrir.
Il existe aussi des comprimés : certains sont à coller contre une vitre et ne peuvent être consommés que très lentement.
d’autres sont destinés à couler aussitôt de façon à atteindre les poissons de fond ; ces derniers sont en général enrichis en végétaux.
Tous ces aliments secs ne se conservent pas indéfiniment. Lorsque l’emballage a été ouvert, il faut, en principe, utiliser les aliments dans les six mois.
D’autres produits secs sont les aliments lyophilisés. C’est une bonne variante et facile à conserver.
On trouvera surtout du vers de vase, du tubifex, et des gammares.
LE CONGELE
On trouve de tout, maintenant sous blister congelé : vers de vase, artémia, krill, plancton, mélanges vitaminés de toutes sortes, etc...
Si l’on hésite quant au menu, on trouve des préparations pour discus, cichlidés, vivipares, etc...
QUELQUES PRECAUTIONS
- à l’achat : il est bon de prévoir un emballage isotherme ou d’acheter les plaques par plusieurs afin de garder la température négative au maximum.
- à la distribution : il faut décongeler avant la distribution
une méthode facile consiste à prélever un peu d’eau du bac dans un petit récipient et à y placer les cube à décongeler.
s’il s’agit de produits marins ( artémias, plancton, néréis ), il est bon de rincer avant de distribuer..
SYSTEME D
Il est économique de réaliser des mélanges congelés soi-même.
Le club est là pour fournir toutes sortes de menus adaptés aux différents poissons.
LES RESTES
Les restes de cuisine méritent quelquefois notre attention.
Epinards cuits, salade, moules, chair de crevettes, oeufs de crevettes, poisson, etc... seront souvent des friandises pour nos amis qui n’y sont pas habitués.
Si, maintenant, vous décidez de varier le menu, il est possible que les poissons refusent la nouvelle nourriture. C’est parce qu’ils sont habitués aux mêmes paillettes depuis trop longtemps. Privez les pendant quelques jours et représentez leur les nouveaux aliments, ils vont se jeter dessus.
A ce propos, il ne faut pas oublier qu’il est bon de faire jeûner les poissons une journée par semaine ( à éviter pour les alevins et les sujets trop jeunes ).
Vous pouvez donc maintenant varier les menus, les poissons n’en seront que plus sains et plus beaux.
A signaler qu’il faut éviter vers de vase et coeur de boeuf pour les cichlidés des lacs Malawi et Tanganika.
DUREE DE VIE
On vous a dit : « un aquarium ne se refait pas. On se contente de faire des changements d’eau périodiques et de nettoyer la filtration et c’est parti pour des années. » C’est peut-être vrai, car dans certains cas, lorsque le bac est bien équilibré, on peut le faire fonctionner durant cinq à dix ans. Mais il semble que ce soit là un maximum ( pour des bacs de taille courante ).
SIGNES DE VIEILLISSEMENT
A quoi voit-on qu’il va falloir faire une réfection ?
- les poissons sont « tristounets », apathiques et n’ont plus de couleurs éclatantes.
- les plantes peinent pour survivre et les plus gros pieds ont perdu de leur vigueur.
- les algues deviennent envahissantes.
- s’il y a des vivipares, ils se reproduisent beaucoup moins.
REFECTION
Il faut agir en vidant le bac entièrement.
Après avoir enlevé filtre et chauffage, on prélève les plantes que l’on fera séjourner dans le bac de remplacement.
L’eau est siphonnée pour alimenter l’aquarium de stockage provisoire et une partie du sable y est également placée sans nettoyage.
On garde précieusement la filtration intacte afin de conserver les bactéries.
On place enfin les poissons dans le nouveau bac où ils vont rester quelques jours.
On peut alors s’occuper de la réfection proprement dite.
Le bac est entièrement vidé et nettoyé.
Le sable neuf et l’aqualit (ou similaire) sont mis en place.
Les racines et les roches sont installées.
On remplit avec de l’eau neuve.
Le matériel est remis en place ( le filtre avec sa masse filtrante sale ) et on replace quelques une des anciennes plantes.
Le bac « tourne » donc normalement et on surveille la montée de nitrites en l’accélérant avec de la moule cuite.
Pendant cette montée, on peut régulièrement verser de l’ancien sable non lavé sur le décor ( c’est un apport supplémentaire de bactéries )
En principe, l’aquarium va s’équilibrer très vite et l’on va pouvoir y replacer les poissons et les plantes restant encore dans le bac provisoire.
OVIPARES ET VIVIPARES
Deux termes inappropriés dans la plupart des cas.
Les ovipares sont en fait ovulipares, c’est-à-dire que lorsque les oeufs sont émis, ils sont encore au stade d’ovules et vont seulement être fécondés une fois dans l’eau.
Les vivipares sont peu nombreux ( ameca splendens et xenotoca ). Les autres ( platies, guppies et xiphos ) sont ovovivipares car les oeufs se développent indépendamment dans le ventre de la femelle, sans être nourris par elle.
SEXES
Certains poissons peuvent changer de sexe, comme les mérous, les clowns ou les labres en eau de mer et les xiphos en eau douce.
CONDITIONS DE REPRODUCTION
Chez les poissons tropicaux, deux éléments essentiels favorisant le reproduction : le changement de la qualité de l’eau ( cycle naturel des saisons sèches et pluvieuses sous les tropiques ) et l’alimentation qui va provoquer les réserves nécessaires chez la femelle.
CHEZ LES OVIPARES : à part les poissons qui construisent un nid de bulles, les oeufs ont besoin d’oxygène dissout pour se développer. La larve, à l’éclosion, ne ressemble pas à ses parents et possède un sac vitellin qu’elle va vider en quelques jours. Dès la résorption de ce sac, l’alevin doit trouver une nourriture adaptée à sa taille.
CHEZ LES VIVIPARES : l’alevin est expulsé juste avant ou juste après de sa sortie de l’oeuf. Il ressemble fortement aux adultes et doit se nourrir immédiatement.
REUSSITE DE LA REPRODUCTION
Concrètement, il faut se renseigner sur les techniques de chaque espèce. Certains poissons, pondent en eau libre, d’autres pondent dans la vase, d’autres sur des pierres ou des plantes. Quelques cichlidés incubent dans la bouche pendant que les anabantidés surveillent le nid flottant.
Les clés de la réussite sont donc dans cette connaissance, dans la qualité de l’eau, la santé des géniteurs et le nourrissage des alevins.
Les tortues, terrestres ou aquatiques, sont, pour la plupart ,protégées. Pour celles qui ne sont pas touchées par la convention de Washington ou qui bénéficient de dérogations (la tortue de Floride, périodiquement), on peut donner quelques conseils sur leur maintien en captivité.
Le plus important est d’enlever la nourriture non consommée ainsi que les excréments.
Pour les espèces aquatiques tropicales, le chauffage est indispensable, sous peine du refus de se nourrir et de problèmes respiratoires. Un éclairage adéquat (spectre comportant quelques UV) et une filtration sont plus que bienvenus.
Pour les espèces terrestres, le problème majeur est lié à l’hibernation. La température idéale pour cette période indispensable se situe entre 0 et 10°C. Au dessus, l’animal refuse de manger, s’épuise et finit par mourir.
La chaleur est aussi à surveiller. En aquarium, le chauffage peut se bloquer : on voir alors les tortues qui tentent de s’échapper, la bouche ouverte. Il faut alors les replacer dans de l’eau refroidie progressivement.
Les tortues terrestres devront toujours disposer d’un endroit ombragé et de petits bacs d’eau.
MALADIES
Yeux : c’est peut-être l’affection la plus fréquente. Il faut d’abord s’assurer que l’eau du terrarium est saine et que sa température est correcte. Si tout est OK, il s’agit vraisemblablement d’une carence en vitamines A; des médicaments existent pour soigner les yeux et un complément d’hydrosol polyvitaminé fera le reste.
Une distribution trop importante de poissons crus peut provoquer des troubles nerveux et des problèmes de digestion.
Le manque d’éclairage artificiel provoque à plus ou moins long terme le rachitisme et des malformations ; l’équipement d’un tube néon et l’administration forcée d’huile de foie de morue sont les deux remèdes.
Préventivement, il faudra donc distribuer des menus variés comportant poisson, jambon, salade, cresson ou melon pour les espèces aquatiques et fruits, carottes, salade pour les terrestres.
Pour ces dernières, vivant dans le jardin, il faut impérativement éviter qu’elles ne mangent des anémones, crocus, fougère, iris, laurier, lierre, lupin, poire (graines), rhubarbe, tulipe, oseille, chou.....
Constipation : moins rare chez les tortues terrestres. On fait boire de l’huile de paraffine à l’animal et on lui fait prendre des bains d’eau tiède.
Foie : une hibernation trop longue surcharge le foie en graisse, entraîne une anorexie et la mort. Lorsqu’un animal a perdu 20% de son poids, il faut le placer en réchauffement pour le réveiller.
Blessures : penser, pour les petites tortues, aux chiens et chats. Pour les terrestres, attention aux motoculteurs et tondeuses lors des travaux de jardinage.
TORTUE DE FLORIDE
C’est la plus connue de toutes les tortues aquatiques.
Presque tous les enfants, un jour, ont prononcé cette phrase : « dis, maman, tu m’achètes une petite tortue comme celle-là ? »
AVANT TOUTE REPONSE, pensez qu’en achetant cet animal, gros comme une pièce de 5 francs, il mesurera, 2 ans plus tard, 20 cm.
En 1993, l’importation en France en a été interdite, puis, mystère du commerce international, à nouveau autorisée.
Nous le regrettons - car de nombreuses personnes, mal informées, achètent une tortue de Floride sans savoir qu’elle va mourir très vite ou atteindre, si elle passe le cap difficile, une taille respectable ;
A ce moment, l’entretien devient difficile, le bac trop petit, les odeurs incommodantes, et on jette la tortue dans la rivière ou dans un étang.
SACHEZ que cette tortue supporte notre climat, sans toutefois se reproduire, mais gageons qu’elle finira par s’adapter et que nous risquerons alors une invasion non contrôlable et une bouleversement de la faune et de la flore.
IL FAUT DONC FAIRE « AVEC » LA REGLEMENTATION, et si vous hébergez des tortues de Floride,
GARDEZ LES et SOIGNEZ LES en leur procurant
ESPACE : un bac spacieux ( 100 X 60 cm )
ENVIRONNEMENT : une faible hauteur d’eau et des roches hors d’eau
CHALEUR : un chauffage procurant une température de 25° environ
LUMIERE : un tube GROLUX pour le « bronzage » est le bienvenu
PROPRETE : filtration et renouvellements d’eau hebdomadaire
NOURRITURE : viande, crevettes, poissons et végétaux seront au menu.
JETEZ la soucoupe transparente et son palmier en matière plastique.
Ces tortues sont des animaux qui ont droit à tous nos égards, au même titre que chats, chiens, oiseaux ou poissons tropicaux.
Pour les puristes qui se refusent à acheter les médicaments spécifiques vendus pour l'aquariophilie, voici quelques produits qui ont des effets sur les maladies des poissons. Cette méthode est compliquée, les produits difficiles à doser et l'on peut s'attendre à des contre-indications qui peuvent être plus nocives que la maladie traitée.
VENTRE CREUX tuberculose auréomycine 26mg/l en bain pendant 4 j
cestodes intestin di-n-butyl-oxyde de zinc 25mg/100g de poids/jour mode oral pendant 3 jours hexamitose dimétridazole
VENTRE GONFLE entérite jeûne puis tubifex ou huile de ricin dans la bouche
cestodes dans abdomen pas de traitement efficace
NAGEOIRES DECHIREES bactéries terramycine 250mg/5 l pendant 3 j
alcalose PH trop élevé
pourriture sulfamerazine 50mg/l pendant 3 j
vert malachite 1mg/10 l pendant 10 j
NAGEOIRES COLLEES température remontée progressive de la température
acidose PH trop élevé
POINTS BLANCS ichtyo bleu méthylène 2 mg/l en bain
vert malachite 1 mg/l en bain pendant 1 h
hydrochlorure quinine 1 g/100 l en bain
oodinose vert malachite en bain
hydrochlorure quinine en bain
tripaflavine 1 g/100 l en bain à 30°
velours sulfanilamide 100 à 250 mg/5 l en bain
formol à 40% 2,5 cm3/10 l en bain 1 heure
vert malachite
tripaflavine
sulfate de cuivre 2 mg/ l en bain qq jours
POINTS NOIRS taches noires acide picrique 0,02 g/l en bain 1 heure
kystes di-n-butyl-oxyde de zinc
COTON saprolegniose vert malachite 1 mg/10 l en bain 2-3 j
chlorure de sodium 15 g/l en bain 30 mn
columnariose terramycine 200 mg/5 l en bain 3 j
nitrofuranes 500 mg/50 l en bain
sulfanilamide
mycose vert malachite
gyrodactylose tripaflavine
masoten 0,5 mg/l en bain 2 à 3 semaines
ROUGEURS ulcères terramycine
sulfanilamide
acidose PH trop faible
froid temp. à remonter progressivement
PEAU NOIRE hexamitose dimétridazole
troubles digestion
avitaminose produits vivants et végétaux
ECAILLES peste terramycine 250 mg/5 l en bain 3 j
sulfamérazine
sulfanilamide
vibriose permanganate potassium 1 g/100 l en bain 90mn
tuberculose auréomycine
DECOLORATION manque d’oxygène
bactéries terramycine 250 mg/5 l
VELOURS velours vert malachite
tripaflavine
OUIES DECOLLEES manque d’oxygène
mal des branchies terramycine ou tetracycline
sulfate de cuivre
EXOPHTHALMIE tuberculose auréomycine
bactéries terramycine
ichthyo formol
trématodes tripaflavine
masoten
EXCREMENTS SOMBRES entérite jeûne
huile de ricin dans la bouche
PAS D’APPETIT,MAIGREUR avitaminose
NERVOSITE, SAUTS acidose
NOURRITURE POUR DISCUS (et autres)
1 KG DE COEUR DE BOEUF
200 G DE FLOCONS D’AVOINE
2 OEUFS
2 G DE PAPRIKA
QUELQUES GOUTTES D’HYDROSOL POLYVITAMINE
==========
1 KG DE COEUR DE BOEUF
150 G DE LEVURE ( GAYELORD HAUSER )
3 OEUFS
250 G D’EPINARDS ( blanchis )
3 COMPRIMES DE FUMAFER
==========
1 KG DE ( COEUR DE BOEUF + MOULES + CREVETTES )
200 G DE FLOCONS DE CEREALES
100 G DE TETRAMIN
300 G DE ( CAROTTES + POMMES DE TERRE + EPINARDS )
3 OEUFS
_________
viande et crustacés sont crus
les épinards sont blanchis
les légumes sont cuits
les oeufs sont frais
Hydrosol, levure et Fumafer se trouvent en pharmacie.
_________
Après avoir fait le mélange au mixer, mettre en sachet ( genre vers de vase ) et congeler.
Ne pas oublier que plus la plaquette sera épaisse, plus il sera difficile d’en briser un petit morceau.
Si vous possédez des poissons de valeur ( poissons marins, couples de scalaires, discus, etc... ) :
il est préférable de faire l’acquisition d’un thermostat électronique et d’y adapter une ou plusieurs résistances selon le volume du bac. Le montage de 3 résistances de 100 W est plus efficace qu’une seule de 300 W, la chaleur étant immédiatement répartie.
De plus vous ne risquerez plus d’assister au triste spectacle de la ‘ soupe de poissons ‘ après avoir découvert que le chauffage bilame de 300 W est resté collé toute la nuit, la température de l’eau ayant ainsi atteint 40° sinon plus.
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Lorsque vous êtes amené à effectuer un changement d’eau important, n’oubliez pas de débrancher le thermostat ou le chauffage, sinon vous entendrez le fatal ‘ cling ‘ signifiant que le verre du tube vient de se fendre.
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On ne peut établir de règle concernant la puissance nécessaire au chauffage d’un bac.
Cependant on peut faire une approche comme suit :
Pour un bac de 200 litres maintenu à 24°C
Pièce non chauffée - 300 W
Pièce peu chauffée - 200 W
Pièce chauffée - 150 W
Pièce très chauffée - 100 W
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Si vous n’installez qu’un seul chauffage, placez le sous le rejet de la pompe ou du filtre afin de répartir la chaleur au mieux.
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Et n’oubliez pas que tous les poissons ne peuvent vivre à une même température.
Ainsi le néon innesi demande 20 à 24°
le néon cardinalis demande 24 à 28°
le discus demande 30°.
Lorsque vous nettoyez votre pompe, vous amenez la cuvette, vous placez la pompe dans celle-ci, vous sortez les tuyaux et la maîtresse de maison ‘ pique sa crise ‘.
RAISON : une flaque d’eau sur le parquet du salon et on peut suivre la trace jusqu’à la cuisine.
REMEDE : les robinets doubles.
Installés sur chacun des deux tuyaux, vous les fermez puis les séparez et vous pouvez emporter votre pompe sans verser une goutte d’eau et laisser l’arrivée et la sortie d’eau en place dans le bac.
La pompe prête est reconnectée aux deux robinets puis branchée.
Plus besoin de réamorcer ( on y gagne en sensations gustatives ).
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Il est arrivé que des chats joueurs, en l’absence des maîtres, s’amusent avec les tuyaux de la pompe.
Au retour des courses, on patauge dans la salle à manger, les voisins du dessous jouent de la serpillière et le bac s’est vidé jusqu’à la crépine.
Pour éviter, non pas que le chat s’amuse, mais que l’aquarium se vide totalement, il existe un truc simple :
on perce quelques petits trous dans la canne de prise d’eau à une dizaine de centimètres sous le niveau ; la pompe sera ainsi désamorcée lorsque l’eau descendra à cette hauteur.
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Ne faites pas de changement d’eau lorsque vous venez de nettoyer la masse filtrante.
Le manque de bactéries serait trop important.
Il est préférable d’alterner ces deux actions :
par exemple - le 1er du mois : nettoyage du filtre
- le 15 du mois : changement partiel d’eau.
Dans la mesure du possible, placez votre aérateur au dessus de l’aquarium, car, en cas de coupure de courant E.D.F., l’eau peut remonter dans le tuyau à air
par capillarité puis vider le bac en passant par la pompe à air.
Imaginez le résultat, sans compter que l’aérateur a horreur de l’eau et que la bobine devra être changée.
Si, dans un souci d’esthétique, vous ne pouvez le placer ainsi, faites l’acquisition d’un dispositif anti-retour ( environ 2 € ).
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Vous constatez que la quantité de bulles d’air a sérieusement diminué ces derniers temps, faites une petite vérification sous le capot ;
la membrane est certainement usée et doit être changée.
Petit achat et petit travail.
Pensez également au diffuseur qui est peut être encrassé.
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N’OUBLIEZ PAS QUE
- plus la température est élevée, plus l’eau doit être oxygénée ou aérée.
Pendant la période des grosses chaleurs, faites fonctionner les aérateurs au maximum.
Les poissons ne craignent pas 30° mais souffrent du manque d’oxygène.
- Lorsque qu’une eau est fortement aérée, son PH augmente, sans cependant influer sur sa dureté.
- Si un bac chauffé à 24° est correctement planté et son eau bien brassée, l’aération devient superflue.
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DIFFUSEURS :
- le ‘ long - long ‘ de HOBBY ( ces diffuseurs sont, à notre avis,
- le ‘ renacer ‘ 15cm de RENA ( les plus efficaces. Bulles fines
- le ‘ air curtain ‘ de HAGEN ( + large diffusion.
Les nouvelles techniques de pompes ( petit volume du moteur et gros débit ) permettant l’installation de cuves de décantation, on est amené à utiliser des mousses en masses de filtration.
Toutes ne sont pas bonnes et même, très peu conviennent.
- Les mousses PVC qui sont utilisées dans les emballages de produits mobiliers sont à
proscrire car elles finissent par se diluer dans l’eau et sont loin d’être neutres.
- Les mousses Polyuréthanne ou ‘ mousse à matelas ‘ semblent être de meilleure tenue mais l’eau ne peut traverser un volume, les ‘ bulles ‘ n’étant pas reliées entre elles.
L’eau ne fait donc que passer sur la surface de cette masse de filtration.
- La mousse polyether ou ‘ mousse bleue ‘ est adaptée à l’aquariophilie.
Chaque bulle est ouverte et conduit à une autre qui est elle-même reliée à la suivante.
L’expérience a montré que cette matière est parfaitement neutre, même en eau de mer, et reste souple en utilisation prolongée.
Nous avons fait le choix de deux porosités différentes.
La plus fine est réservée aux filtrations à petit débit, à l’eau de mer et à l’eau de faible dureté.
La plus grosse est destinée aux gros débits ( cichlidés, bassins de jardin ).
La filtration idéale est obtenue en plaçant la grosse porosité en préfiltre, devant la mousse fine.
Durée moyenne de l’éclairement : 12 heures.
Cette donnée peut être légèrement modifiée en fonction du comportement des plantes.
Type d’éclairage : fluorescent.
Eclairage faible : 1 watt pour 4 litres d’eau
Eclairage moyen : 1 watt pour 3 litres
Eclairage fort : 1 watt pour 2 litres.
Un bac de 200 litres devra donc être équipé de 2 tubes de 30 w ( 90 cm )
Un bac de 300 litre sera équipé de 3 tubes de 36 w ( 120 cm )
Il est évident que les bacs achetés en kit dans les grandes surfaces sont le plus souvent sous- équipés en éclairage et nécessitent l ‘apport d’un tube supplémentaire avant la mise en service.
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Les différents types de tubes :
- le plus connu - GROLUX - tube horticole de couleur rose, parfait pour les plantes
- un petit nouveau - AQUASTAR - qui est un grolux amélioré ( plus de luminosité )
- chez Hagen on trouve AQUA-GLO - tube horticole
- de Hagen également - LIFE-GLO - qui contient un réflecteur incorporé à l’intérieur doublant presque sa luminosité
- le tube de complément pouvant être DAYLIGHT de couleur blanche
- beaucoup d’autres types de tubes existent et peuvent être choisis selon les effets désirés.
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N’oublions pas qu’un tube placé au dessus d’un couvercle en verre perd 5% de sa luminosité.
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Si l’on excepte le TRUE LITE un tube courant doit être remplacé après un an d’utilisation, car il aura perdu 40% de son efficacité.
Pensez à ne changer qu’un tube à la fois ( les autres seront changés à un mois d’intervalle) car le choc lumineux serait trop important pour les plantes.
Vous savez, bien sûr, qu’il est indispensable de procéder à un changement partiel d’eau d’environ 20 à 25% du volume une fois par mois. Ceci s’appliquant aux cas les plus généraux.
TECHNIQUES A EMPLOYER lors des vidanges
- Si vous êtes équipé d’une pompe extérieure
vous pouvez tout simplement utiliser le tuyau de rejet de la pompe
- dans les autres cas, munissez-vous d’un tuyau d’environ 12/16 d’une longueur de 2 mètres. équipez le d’une crépine, afin que les petits poissons ne soient pas avalés et aspirez près du fond, là où se trouvent les nitrites
- si vous possédez une cloche à vase, utilisez la pour enlever toutes les impuretés se trouvant dans les premières couches de sable.
REMISE A NIVEAU
- rajoutez de l’eau à même température, dans la cuve de décantation si vous en êtes équipé
- mettez de l’eau osmosée tiédie si l’eau du robinet est trop dure ou la concentration en nitrates trop élevée
- dans le cas de l’eau de mer, celle-ci doit être préparée la veille.
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Si vous êtes bon bricoleur, équipez vous d’un goutte à goutte et cette corvée sera terminée.
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Saviez-vous que l’eau de vidange d’un aquarium est un excellent engrais pour les plantes d’appartement ?
Le même problème revient de façon périodique, pendant les vacances.
ABSENCES COURTES
Si vous partez pour une durée de 8 jours, ne changez rien aux habitudes.
L’éclairage fonctionnera normalement. Une portion de nourriture sera distribuée avant le départ.
A votre retour, c’est tout juste si vos pensionnaires vont réclamer à manger.
ABSENCES MOYENNES
Si vos vacances durent 15 jours, ;la solution est apportée par l’introduction dans l’aquarium d’un BLOC VACANCES qui est prévu pour être consommé dans ce laps de temps.
Là non plus, ne changez rien au fonctionnement des appareils.
ABSENCES LONGUES
Au delà de 3 semaines, il existe plusieurs solutions :
- LE VOISIN qui sera chargé de venir tous les deux jours vider la boîte aux lettres et qui pourra venir nourrir les poissons. Dans ce cas, il est prudent ( à moins d’avoir à faire à un aquariophile ) de préparer de petites doses dans du papier alu qu’il n’aura plus qu’à distribuer dans le bac, évitant ainsi toute surdose et pollution.
- LE DISTRIBUTEUR de nourriture ( achat rentable si vous partez souvent ).
- LA MISE EN SOMMEIL : la plus mauvaise des solutions qui consiste à baisser la température de quelques degrés ( les poissons seront moins actifs ), à diminuer le temps d’éclairage ( les plantes vont dépérir et servir d’aliment ).
DANS TOUS LES CAS, à votre retour, il faut faire une remise en ordre progressive.
Rétablissement de la température et de l’éclairage.
Nettoyage des plantes et du fond de l’aquarium.
Changements partiels d’eau, vérification du filtre.
contrôle du PH et de la dureté.
Si les poissons sont amaigris, ne les suralimentez pas ; commencez par de petites doses pour parvenir à l’alimentation habituelle.
PENSEZ que vous faites partie d’un club. Laissez un n° de tél. à un ami ; il pourra faire appel à nous en cas de problème grave.
AVOIR
LES BOULES, OU PAS ?

Il y a quelques années, le commerce des boules en verre était florissant et il était impensable d’héberger un poisson rouge ailleurs que dans une de celles-ci.
Heureusement, les choses évoluent, mais elles sont toujours là et, encore récemment, j’ai vu deux poissons tourner dans cet engin. Bien sûr, ils ne tournent pas longtemps, car ils meurent assez vite et on les remplace.
POURTANT, tout plaide contre ces boules archaïques et ont peut essayer d’étudier le pour et le contre.
LA BOULE
POUR :
- esthétique ( peut-être)
- le prix : entre 10 et 20 € ( c’est déjà pas mal )
CONTRE :
- faible volume d’eau
- la surface réduite de l’eau ne permet pas aux échanges gazeux de s’effectuer
- renouvellement total de l’eau obligatoire chaque semaine
- impossibilité d’installer un décor correct
- stress du poisson, condamné à tourner à longueur de journée.
L’AQUARIUM
POUR :
- esthétique : intégration dans la décoration de la pièce
- possibilité de l’équiper avec un système de filtration
- renouvellement partiel d’eau, 1 fois pas mois seulement
- large place pour les roches, racines et plantes vivantes
- possibilité de placer un poster à l’arrière
- bien-être des poissons ( volume et qualité constante de l’eau )
CONTRE
- la place qu’il va occuper ; mais ce n’est chaque fois qu’un faux prétexte, car lorsqu’il est en place, on ne trouve plus qu’il est encombrant
- le prix ? un bac de 54 litres vaut environ 20 €.
ALORS, de grâce, faisons en sorte de ne plus
jamais avoir les boules !

PERCHE DE VERRE
La perche de verre ou CHANDA se fait remarquer dans les magasins par ses couleurs fluo. Ces commerçants sont sans scrupules, car les éleveurs de Singapour et environs injectent des colorants afin de rendre les poissons plus attrayants.
Ne favorisez pas cette pratique, honteuse pour l’aquariophilie.
Si toutefois, vous êtes tentés, sachez que cette teinte ne tient pas longtemps et qu’elle disparaît au bout de quelques semaines.
AUTRE PRECISION : la perche de verre doit être élevée en eau saumâtre. Elle est originaire des deltas asiatiques.
METYNNIS
Le METYNNIS est apparenté au célèbre piranha mais ne possède pas le même appétit.
Si vous décidez d’en acquérir quelques uns, pensez qu’il est végétarien, qu’il est inoffensif envers les autres pensionnaires, mais qu’il va s’attaquer aux plantations. Alors, prévoyez de la salade.
EPALZEORHYNCHUS
Vous connaissez ce magnifique nettoyeur doré qu’est EPALZEORHYNCHUS kallopterus ; c’est un nettoyeur de fond efficace.
Si vous en avez l’occasion, achetez plutôt EPALZEORHYNCHUS SIAMENSIS, qui a les mêmes caractéristiques et mêmes couleurs, mais ce dernier raffole des algues vertes ( on ne sait jamais ! si un jour, elles venaient à se développer ..... )
LAC TANGANIKA
Parmi vos pensionnaires, vous possédez certainement des neolamprologus.
N’oubliez pas de déposer, sur le fond, des coquilles de tailles différentes afin que certains (et certaines) puissent y pondre tranquillement.
LAC MALAWI
Que sont les M’Bunas ?
Ce sont, dans la langue locale, les frappeurs de pierres.
On y trouve les trois genres principaux que sont les Pseudotropheus, Labeotropheus et Mélanochromis.
ESCARGOTS
Evitez les physes qui se développent rapidement.
Préférez les planorbes qui sont réputées être grosses consommatrices d’algues.
Les mélanoïdes ont l’avantage de remuer le sable et de l’aérer.
PLANTES PLASTIQUE
Elles n’offrent, bien sûr, aucun intérêt biologique mais à essayer éventuellement avec un peuplement de cichlidés.
Peut-être un bon point, lorsqu’il s’agit d’un tapis artificiel pouvant servir de substrat de ponte.
CO2
Lorsque le PH
de l’eau de l’aquarium augmente un peu trop, il se peut que le gaz carbonique se
soit combiné aux bicarbonates. Dans ce cas on peut placer un diffuseur CO2
(tetra optimat, par exemple).
Il faut penser qu’une eau trop remuée ou brassée favorise
l’échappement du gaz.
REPRODUCTION OVOVIVIPARES
Vous possédez un bac peuplé de ces variétés que sont guppy, platy, xipho ou molly.
N’ayez pas peur de planter le bac abondamment : c’est la principale clé de réussite pour que les jeunes échappent à leurs parents ou aux autres habitants.
La végétation de surface est fortement recommandée.
ALGUES
Un petit truc qui a été tenté et réussi à plusieurs reprises : il réussit à éliminer les algues, y compris les algues en pinceau.
Dans un aquarium, on place un sac perforé contenant de la paille d’orge ou bien on remplace le charbon du filtre par cette même paille.
Les algues sont éliminées au bout de 3 ou 4 semaines ( ATTENTION : il faut penser à remplacer la paille lorsqu’elle commence à pourrir).
On peut faire de même en bassin, mais la quantité sera nettement supérieure, pouvant aller jusqu’à une petite balle.
Si vous tentez l’expérience, faites nous part des résultats.
NEZ ROUGE
Hemigrammus bleheri
Originaire d’Amérique du Sud
Taille courante : 4 cm
Aime à se tenir en bancs de 10 à 15 individus. Il affectionne les plantes mais a besoin d’espace pour la nage.
Eau peu minéralisée et température comprise entre 24 et 26°
Nourriture : vers de vase, paillettes et artémias.
XIPHO
Xiphophorus helleri
Originaire du Mexique et d’Amérique Centrale
Taille : environ 13 à 15 cm
A maintenir en groupes de 5 ou 6 individus ( 1 seul mâle par groupe )
Eau dure et calcaire, bonne filtration et aération.
Température : 24 à 25°
Nourriture en paillettes avec beaucoup de congelé. ne pas oublier épinards ou laitue passés à l’eau bouillante.
TETRA CITRON
Hyphessobrycon pulchrinnis
Originaire de l’Amazone
Taille : 4 à 5 cm
à maintenir en groupe dans un bac bien planté
Eau neutre , bonne filtration
Température : 22 à 27°
Accepte toutes nourritures
RASBORA ELEGANS
Rasbora lateristriata
Originaire de Malaisie
Taille : 13 cm
Poisson vif, sociable et résistant à maintenir en banc. Peut vivre 5 ans
Eau acide (PH 6.5)
Température : 22 à 26°
Poisson vorace et omnivore. Végétaux en complément
MACROPODE NOIR
Macropodus concolor
Originaire du Viet-Nam
Taille 12cm et 8 cm pour la femelle
Poisson paisible appréciant la végétation
Eau neutre, filtration faible sans diffuseur
Température : 22 à 25° (peut descendre à 20° et même moins)
Omnivore + nourriture congelée.
TETRA EMPEREUR (Nematobrycon palmeri)
Petit characidé américain brun aux reflets bleutés et parcouru par une longue ligne noire allant jusqu’à la queue et la prolongeant même chez les mâles.
Il peut être confondu avec Nematobrycon lacortei mais ce dernier est plus terne et possède des yeux rouges.
Il peut aussi être confondu avec TETRA ROYAL (Impaichthys kerri) qui a les yeux noirs et dont la bande latérale noire s’arrête à la queue.
Il est nécessaire de le faire vivre en groupe, dans une eau douce au PH inférieur à 7 et à une température de 24°
Il est sensible à l’ichthyo, mais une nourriture variée et des changements d’eau réguliers en font un poisson solide.
LOCHE-CLOWN (Botia Macracantha)
Originaire de Sumatra et de Bornéo, ce botia vit sur le fond des grands fleuves d’Indonésie où il se nourrit de vers, crustacés, insectes et végétaux.
Il possède le don de pouvoir passer d’une rivière à un autre plan d’eau par la voie terrestre, comme l’anguille.
Atteignant dans son milieu naturel 30cm, il ne dépassera guère 15cm dans nos aquariums.
Attention aux épines érectiles qui sont placées sous les yeux. Vous saurez qu’elles existent si vous les prenez en main ou si vous les pêchez à l’épuisette.
Ce poisson est sensible à l’ychthyo mais aussi aux médicaments qui combattent cette maladie, surtout dans les premiers mois qui suivent son arrivée en aquarium.
Il a besoin de vivre dans un groupe de 5 ou 6 individus et doit disposer de nombreuses cachettes et plantes.
L’eau sera douce avec un PH inférieur à 7 et une température élevée (26 à 27°).
CRINUM Calamistratum
Plante à la culture facile. Nom courant : lys d’eau frisé
Superbe plante aux feuilles géantes (80 cm à 1 m )
Les feuilles vert foncé sont fortement frisées
Eau neutre, dureté moyenne, température 24 à 30°
Hauteur du bac : minimum 50 cm
Hauteur du sol : 10 cm. Ajouter une boulette d’engrais au pied
Le développement est peu rapide. Il faut enlever les feuilles âgées jaunissantes.
A planter de préférence près d’un rejet d’eau pour obtenir un esthétique mouvement ondulatoire
Eclairage : entre 1 w/3 litres et 1 w/2 litres.
Essayez : vous ferez des envieux.
UN PEU D’ HISTORIQUE A PROPOS DE L’AQUARIOPHILIE
L’art d’élever en bocaux les poissons ornementaux remonte très loin dans le temps ; Il a été pratiqué pour la première fois par les chinois . La légende veut , en effet , que les premiers KIN YU (poisson rouge ) soient apparus dans la deuxième année du règne de PING WANG de la dynastie ZHOU c’est à dire 769 avant JC.
On trouve la trace de kin yu élevés en bassin ou en aquarium (le plus souvent en bambou ou en porcelaine , parfois en cristal ) dès la fin du premier millénaire de notre ère .
Vers 1500 , les japonais reçurent , par le port de Sakai , les premiers Cyprins dorés .
Grâce aux marins , les Cyprins furent introduis dés le 17 ème siècle , en Angleterre et au Portugal où
ils furent considérés comme des phénomènes .
Ce n’est qu’au 18 ème siècle qu’on en parla vraiment et en 1735 on en trouve les premières traces
en France puis en Europe . Et c’est ainsi que la compagnie des Indes aurait fait à la marquise de Pompadour
l’hommage de 2 beaux spécimens .
En 1780 un livre leur fut consacré par Sauvigny avec des croquis de François Nicolas Martinet , graveur du
roi .
C'est en 1830 environ , que naquit le véritable aquarium en équilibre ( plus ou moins précaire ) grâce à l’introduction de plantes aquatiques régulatrices d’ oxygène et assimilant le gaz carbonique .
1856 date de parution du premier bac ornemental par Rossmassler en paysage aquatique .
Seconde moitié du 19 éme siécle , introduction des premières espèces exotiques , autre que les cyprins , et leur élevage : le gourami (1865 ) , le macropode (1869 ) et les queues de voile (1872) par Carbonnier .
1861 date du premier grand aquarium public à Paris , dans le bois de Boulogne .
1880 - 1890 Il fut possible d’acclimater les espèces tropicales que rapportaient les marins dans les grand ports d ‘Anvers , Rotterdam et Hambourg , alors centres d’ approvisionnement en poissons exotiques .
LA COLUMNARIOSE
La columnariose ou myxobactériose à flexibacter et une maladie très courante en eau douce et mortelle.
Elle est provoquée par la bactérie flexibacter columnaris qui est Gram négatif.
Les symptômes : une plaque blanche se forme au bord des lèvres, puis sur les nageoires et le ventre. Ces plaques sont alors cotonneuses et les tissus sont atteints.. Lorsque la bactérie attaque les branchies, la mort survient par asphyxie.
Les causes :
- nourriture pas assez diversifiée ou en excès
- surpopulation
- stress
- qualité de l’eau impropre à la race
- température trop élevée
Les remèdes :
- l’idéal est de procéder au traitement dans un bac infirmerie avec eau neuve et température de 20° ( ce qui limite la prolifération des bactéries)
- 1 comprimé de tétracycline de 250 mg pour 15 litres
ou
- 1 comprimé de cotrimoxazole pour 70 litres. Traitement à renouveler durant 5 jours avec changements d’eau
- si on ne possède pas d’infirmerie, on peut procéder par bains d’une heure, pendant ces 5 jours dans une eau contenant 10 mg de nifurpirinol par litre
- si l’affection vient d’apparaître et ne présente que des lésions cutanées, on peut applique du bleu de méthylène sur la plaque blanchâtre.
Conclusion : En tout état de cause, cette maladie apparaissant souvent lors de l’introduction de nouveaux pensionnaires, il faut absolument placer les nouvelles acquisitions en bac de quarantaine où l’acclimatation se fera sans stress et sans danger pour les autres poissons.
AFFECTIONS CUTANEES
PLAIES
Elles apparaissent après des batailles, après un transport ou une capture, dans un décor acéré.
Dans un milieu équilibré, elles se résorbent sans problèmes.
Quelquefois, elles favorisent une infection par les bactéries ou les champignons.
Des applications de mercurochrome ou de bleu de méthylène sont les meilleurs moyens préventifs.
Attention à une eau trop acide ou trop calcaire.
TUMEURS
Peu de solutions : les tumeurs bénignes disparaissent lentement.
les tumeurs cancéreuses peuvent être enlevées si elles se trouvent sur les nageoires.
VIRUS
Des excroissances sont visibles sur la peau et les nageoires ; seule une élévation de la température peut apporter une amélioration.
CHAMPIGNONS
Un mauvais équilibre de l’eau fait apparaître les mycoses ( saprolegnia, achlya, aphanomyces, dyctiuchus,
leptolognia). On les reconnaît habituellement aux filaments blanchâtres en touffes : c’est la mousse.
Les mycoses ne sont pas contagieuses et peuvent être soignées.
Enlever les filaments, désinfecter au mercurochrome et traitement au vert de malachite ( bain à 50mg par
litre pendant une minute).
L’emploi de l’U.V. est très bénéfique.
BACTERIES
NECROSE DE LA NAGEOIRE : due au stress, combats ou mauvaise hygiène.
Pseudomonas, aeromonas et vibrio amènent la destruction de la nageoire
On peut employer des antibiotiques comme la tetracycline ou alors l’U.V. Dans tous les cas, il faudra augmenter l’aération et rétablir de bonnes conditions.
GUEULE BLANCHE : causée par flexibacter columnaris. Atteint surtout les vivipares.
A traiter en infirmerie par des antibiotiques ou sulfamides.
ULCERES : sont amenés par les bactéries de la nécrose de la nageoire et vibrio anguillarum.
Remèdes : antibiotiques ou sulfamides.
NOCARDIOSE ET TUBERCULOSE : amaigrissement et perte de couleurs ( maladie du néon ).
La tétrocycline peut être efficace.
PARASITES
Vers, sangsues, crustacés : bains dans de l’eau à 5 % de sel ou sulfate de cuivre.
Points blancs ou ichthyo : dans l’infirmerie, on élève la température et on ajoute 0.04 mg/litre de vert dde malachite ; 3 à 4 jours plus tard, on renouvelle le traitement. En eau de mer, le traitement sera de 1.5 mg/litre de sulfate de cuivre et l’utilisation des U.V..
APHYOSEMION ou GULARIS BLEU
( aphyosemion sjoestedti )
Il vit dans les marécages du sud du Nigéria et de l’ouest du Cameroun . Il mesure environ 12 cm de long . Les aquariophiles le connaissent en général sous les appellations incorrectes de A . coerulum et A. gulare coerulum. Les oeufs à développement discontinu mesurent 1.3 à 1.5mm ; la ponte se fait dans le sable fin.
Pour obtenir une bonne multiplication, on peut faire frayer les poissons dans un récipient cylindrique, au fond garni de sable.
Si, après quelques jours, on tourne le sable avec une tige en verre, les oeufs se rassemblent au centre du récipient et sur le fond sableux.
On peut ensuite facilement les prélever dans une pipette ou autre et les déposer dans une boîte de Pétri de 10cm de diamètre et 12 à 15mm de hauteur et garnie d’un couvercle en verre.
On dépose ensuite ces boîtes, soit dans un tiroir, soit dans une armoire à la température de la pièce.
Au début, on enlève chaque jour les oeufs non fécondés qui moisissent ( ensuite, on procède à cette opération moins souvent ) pour qu’ils ne contaminent pas les oeufs sains en voie de développement.
L’alevin naît après 3 à 9 semaines, suivant la température, et 2 à 5 jours plus tard, il nage librement et accepte tout aliment vivant et suffisamment petit ( ex : vers de Grindal ).
Pour empêcher les oeufs sains de moisir, on peut ajouter une quantité infime de bleu de méthylène à titre de désinfection préventive.
L’eau dans laquelle baignent les oeufs ne doit pas être dure en carbonates et la dureté en sulfates ne doit pas dépasser 5° DNKH .
Le développement des alevins est très inégal . Il faut de temps en temps enlever les individus à croissance rapide pour qu’ ils ne dévorent pas les plus petits . Les mâles se développent plus rapidement que les femelles.
BOTIAS
Qui dit Botia, pense loche-clown, c’est-à-dire botia macracantha.
En fait, le genre botia comprend une trentaine d’espèces.
Tous ces poissons sont équipés de barbillons mobiles qui leur permettent de fouiller la vase des rivières asiatiques et beaucoup d’entre eux possèdent des épines érectiles au niveau des yeux, épines qui accrochent
facilement nos épuisettes.
Les botias qui doivent vivre en groupe, adoptent souvent des positions étranges : verticale ou couchée
sur le flanc et même sur le dos. Rien à craindre, c’est le sommeil. Il faut éviter de maintenir un botia seul dans
un bac et si on en place deux, il y aura presque toujours un dominant qui brimera le second en l’empechant
de se développer.
Certains botias peuvent cohabiter avec des poissons paisibles, ce sont :
macracantha, iohachata, rostrata et sidthimunki.
D’autres sont plus agressifs :
hymenophysa, eos, dario, macrolineata, modesta, lecontei, morletti (horae), lepidocephalus et
nemacheilus.
Les botias sont des animaux à la longévité longue. On parle de 8 à 20 ans. Cela nécessite une eau douce
au PH en dessous de 7 et une température élevée de 26 à 28°. En cas de points blancs, on évite les médicaments,
on monte la température à 30° et on aère fortement.
On les nourrira de vers de vase, artémias, coeur de boeuf, escargots et laitue pochée.
LES CREVETTES D’EAU DOUCE
S'il est une expérience, en aquariophilie, passionnante à vivre, c'est bien celle de la maintenance de crustacés d'eau douce et plus précisément celle des crevettes.
Pour ma part, je vous parlerai du genre macrobrachium lanchesteri ou crevette fantôme et du genre atya moluccensis ou crevette armata ou crevette bambou.
La première est originaire des régions tropicales. Son corps transparent est orné de lignes brunes, souvent bordées de jaune, sa queue est en éventail et ses pattes d'une grande finesse, son front est prolongé par un rostre. Les macrobrachiums sont faciles à reconnaître malgré les problèmes considérables que l'on rencontre pour en identifier les nombreuses espèces. Certaines espèces ont une taille modérée, M. Landchesteri, par ex., atteint 5 cm ; mais d'autres peuvent mesurer plus de 30 cm. C'est une espèce peu craintive et peu agressive envers les poissons, surtout s'ils ne sont ni petits ni fragiles. En revanche, les mâles se montrent très querelleurs entre eux, allant jusqu'à se blesser; les membres perdus repoussent au cours de la mue suivante. Celle-ci s'annonce par l'absence d'appétit des crevettes. Très rapprochées chez les jeunes sujets, elles s'espacent peu à peu avec la croissance. Une nourriture copieuse et de fréquents changements d'eau constituent, à eux seuls, de bon stimuli pour les favoriser.
Excellentes grimpeuses, les macrobrachiums atteignent sans difficulté, le bord de l'aquarium qu'il convient de fermer parfaitement. Le bac doit être bien planté et surtout pourvu de nombreuses cachettes. La filtration ne sera pas trop forte ( un filtre sous sable avec exhausteur convient parfaitement ). L'eau ne doit pas être trop dure : TH 12 à 14°, TAC 9°f et PH autour de 7 - la température sera de 27 °C environ.
Quand on a la chance de posséder des crevettes des deux sexes ( et c'est mon cas ! ) les femelles portent bientôt des oeufs verdâtres qui changent de couleur au cours de leur développement . Les futures mères doivent être isolées pour lâcher les larves en toute tranquillité. La naissance a lieu la nuit. Celles-ci mesurent environ 4 mm et flottent alors en eau libre, la tête en bas, et sautillent verticalement ou en arrière. Dès le deuxième jour, elles peuvent absorber des nauplies d'artémias. Les crevettes adultes acceptent volontiers la nourriture vivante ( vers de vase, daphnies ), congelée ( larves de moustiques, coeur de boeuf haché, chair de moules ou de poissons ) et la nourriture sèche ( comprimés ou paillette ). Elles ne s'attaquent pas aux plantes.
En ce qui me concerne, j'ai mis 4 mâles avec 6 femelles dans un bac spécifique de 60 cm de long sur 30 cm de large pour une hauteur d'eau de 20 cm.
La reproduction du danio
Vous êtes aquariophile depuis quelques années et après avoir commencé par la reproduction des vivipares (guppies, platies, xiphos...), vous aimeriez reproduire des ovipares (qui pondent des oeufs), mais vous ne savez quel poisson choisir pour commencer.
Parmi les ovipares les plus facile à reproduire, il existe le danio ou branchydanio rerio. Pour sa reproduction il suffit de vous munir, bien sûr, d’un bac équipé et de quelques poissons.
LE BAC : 30-50 litres, voire plus, recouvrir le fond d’une couche de billes en verre sur un hauteur d’environ 5-6 cm pour éviter que les parents ne mangent les oeufs.
FILTRATION : filtre sous sable fortement conseillé + une petite pompe intérieure (de façon à former un petit courant que les reproducteurs aiment bien ) qui sera débranchée une fois la ponte terminée. L’utilisation de la pompe intérieure est facultative.
CARACTERISTIQUES de l’eau :
- température : 24-25°C ,pas plus, car les femelles s’épuisent.
- PH = 7
LES REPRODUCTEURS : Placez dans l’aquarium 6 à 10 danios avec une proportion de 2 mâles pour une femelle (qui se reconnaît à son ventre rond ), pour augmenter les chances de fécondation.
Une fois la ponte terminée, il faut retirer les parents car ils risquent de manger les oeufs.
Si au bout de 2-3 jours vous apercevez sur les vitres de votre aquarium des sortes de virgules minuscules noires, félicitations vous avez réussi.
NOURRIR LES ALEVINS : une fois qu’ils ont résorbé leur sac vitellin, vous pouvez commencer à leur donner des paramécies, des infusoires, du jaune d’oeuf broyé (attention à la pollution) et par la suite des nauplies d’artémias.
La croissance des alevins est rapide et les pertes peu nombreuses si les alevins sont correctement nourris.
DISCUS EN QUARANTAINE
Lorsque l’on vient de se procurer des nouveaux pensionnaires, il faut leur appliquer une quarantaine stricte. Le danger ne vient pas d’ichtyo ou de mycoses, mais le danger est là, inconnu et sournois et les « morts subites » arrivent sans explications.
« les traficotages et jus antibiotiques du sud-est asiatique ne sont certainement pas étrangers à des attaques de virus, de bactéries, de vibrio (rajoutons d’un prion) pour remplir le panier, en raison des mutations dues au traitement de n’importe qui avec n’importe quoi. Donc, lorsque vous achetez des discus sauvages ou issus d’un élevage, tout le monde, même votre meilleur ami aquariophile, est suspect de vous refiler une -chtouille- par l’intermédiaire de ses discus. »
Le bac de quarantaine sera donc un aquarium sans sable ni décor. Il sera équipé d’un filtre, d’un chauffage et d’un aérateur. L’U.V. sera le bienvenu..
L’eau aura une faible dureté (10 à 20°), un PH moyen (7 à 8) et une température de 28°.
A l’arrivée, il faut équilibrer les températures du sac et du bac puis sortir les poissons à la main (et non avec une épuisette qui pourrait arracher des écailles). L’eau du sac sera jetée à l’égout.
Pendant les 2 ou 3 semaines suivantes, il faudra abaisser la dureté et le PH ( eau osmosée et conductivimètre ) pour obtenir une centaine de Ms/cm.
Pendant ce laps de temps, ils peuvent être malades; immobilité, robe sombre ; mystère sur l’origine.
On élève alors la température (jusque 40° maximum) en 24 heures en pensant à aérer en conséquence.
Confrontées à ce traitement pendant 5 jours, les bactéries, moins résistantes à la chaleur, seront décimées. En principe, les discus reprennent des couleurs et on revient à 30° en 2 jours.
Une autre méthode apparemment étrange consiste à saler l’eau à raison de 5g par litre ( sel marin d’aquariophilie ) en maintenant la température à 32 ou 34°. L’aération sera maximum et tout ceci durant 8 jours.
Attention, pour mettre fin au traitement, il faut dessaler progressivement en changeant 10 puis 20 puis 30% d’eau chaque jour. Lorsque tous les paramètres auront été rétablis, une quarantaine d’une semaine sera la bienvenue.
LES MELANOTAENIA
Je vais vous présenter un poisson que peu d’aquariophiles connaissent et je trouve cela vraiment dommage.
La première fois que j’ai acheté é exemplaires de la famille des melanotaeniidae, c’était il y a environ 3 ans, à l’occasion d’une porte ouverte du club et sur conseil d’un membre du bureau.
Quand je les ai achetés, ils mesuraient environ 3-4 cm et n’avaient pas beaucoup de couleurs ; j’étais un peu déçu de mon achat.
Mais très vite, ils ont pris leurs couleurs (blanc et bleu) qui caractérisent le melanotaenia Lacustris.
Ce sont des poissons toujours vifs mais très gentils et qui aiment les espaces libres pour nager. Je me suis attaché à ces poissons car ils mettaient de l’animation dans le bac, sans faire de mal aux autres.
Malheureusement, il y a quelques mois, l’un des deux est mort et son complice l’a suivi peu de temps après, peut-être par ennui.
Cependant, j’avais réussi à les maintenir environ trois ans et demi dans mon aquarium, et, sachant que leur durée de vie est d’environ 3 à 4 ans, cela m’a rassuré.
Actuellement, je possède 2 exemplaires de mélanotaenia Maccullochi que j’essaye de reproduire.
Alors, avis aux amateurs de melanotaenia (dont les variétés sont nombreuses) qui sont disponibles sur commande : renseignez -vous !
RAMIREZI
Ce petit cichlidé américain, appelé, il n’y a pas si longtemps apistograma, est maintenant classé dans les papiliochromis et même dans les microgéophagus.
Est-ce que ce sont tous ces changements de nom qui l’ont usé ?
C’est en effet un poisson difficile à maintenir et pour le moins délicat, surtout parmi les variétés asiatiques, certainement poussées aux hormones ou autres colorants. Il semble qu’un bon point puisse être décerné à une souche bleue provenant d’Allemagne.
Pour le maintenir sans trop de problèmes, il ne faut pas lui adjoindre de compagnons turbulents, la température doit être comprise entre 28 et 30°, le PH entre 6 et 7, la conductivité entre 200 et 300 Ms et le bac doit être bien planté.
Une nourriture équilibrée et des changements d’eau corrects donneront des poissons résistants et une coloration du bac assez extraordinaire.
définit l’acidité de l’eau, échelonnée de 1 à 14.
Acide: de 1 à 6.5 Alcaline (ou basique): de 7.5 à 14.
L’eau est dite neutre entre 6.5 et 7.5
Le TH
définit la dureté totale de l’eau , c’est le taux donné en degré de tous les sels minéraux dissous dans l’eau. On parle d’eau douce et d’eau dure.
Eau douce: de 1 à 10 ° f eau dure: à partir de 16 °f
Eau moyenne entre 10 et 16 °f
REMARQUE
On simplifie souvent les choses en disant qu’une eau douce est plutôt acide et une eau dure plutôt alcaline. Ce qui n’est pas faux ( le Ph étant un composant du Th ) mais assez approximatif. Suffisant en tout cas si l’amateur ne se lance pas dans la reproduction ou dans la maintenance de poissons ayant une tolérance limitée quant à la qualité de son eau.
Dans ce cas précis, il convient d’affiner les paramètres , la conductivité ( µs) par exemple, ou le Tac (dureté carbonatée). On se doute que les appareils ou les tests sont plus sophistiqués, et donc plus onéreux.
Parfaitement justifié si l’on met en rapport le coût des poissons concernés: un couple de Discus à 600 € , par exemple, que vous ne trouverez jamais au club, nous n’en avons ni les moyens, ni la compétence.
Je me suis « amusée » à mettre en tableau les poissons les plus vendus au club. Nous privilégions toujours les poissons d’élevage quand c’est possible. Ils sont souvent plus résistants, moins malades ,exempts de parasites et beaucoup plus faciles à adapter dans nos aquariums que leurs frères sauvages. On évite aussi la prédation du milieu naturel.
Il arrive même que l’on préserve des espèces (Aphyo, Haplochromis …)
Le poisson réputé increvable provient de nos élevages amateurs. Un Ancistrus né à Verdun ou un Scalaire né à Belleville se sentira vite chez lui à Thierville ou à Etain !
Néanmoins, pour obtenir de beaux spécimens résistants, il vaut mieux essayer d’approcher les valeurs indiquées ci-dessous.
|
|
cardinalis |
discus |
leeri |
scalaire |
labido |
guppy |
Mélanotaenia |
ancistrus |
corydoras |
Néon noir |
ramiresi |
|
Ph |
6 / 6.5 |
6 / 6.5 |
7 |
6.5 / 7.5 |
8 / 8.5 |
6.5 / 8 |
6.7 / 7.4 |
6.5 / 7.2 |
6.5 / 7.5 |
5.8 / 7.2 |
6.5 |
|
Th°f |
10 à 15 |
1 à 10 |
10 à 25 |
5 à 20 |
15 à 30 |
10 à 30 |
10 à 20 |
5 à 20 |
10 à 25 |
8 à 20 |
1 à 5 |
|
T°c |
25 à 27 |
28 à 30 |
26 |
24 à 28 |
23 à 25 |
21 à 26 |
26 à 28 |
24 à 30 |
21 à 28 |
24 à 26 |
28 à 30 |
|
Origine |
Rio Negro |
Rio Negro |
Malaisie |
Amazone |
Malawi |
Venezuela |
Indonésie |
Pérou |
Venezuela |
Brésil |
Venezuela |
|
Bac facile à maintenir : eau neutre |
Bac facile à maintenir : eau neutre à douce
|
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Rasbora Heteromorpha (Poisson Arlequin) Epalzeorhynchus Bicolor (Labeo à queue rouge) Epalzeorhynchus frenatus Barbus Tetrazona (Barbus de Sumatra) Barbus Nigrofasciatus (Barbus à tête pourpre) Barbus Titteya néon rose Botias (macracantha , lohachata, modesta, striata etc) Kryptopterus biccirhis ( silures de verre) Brachydanio (pyjama) Melanotaenia Kuhli
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Hyphessobrycon pulchripinnis Tétra citron Hyphessobrycon socolofi Hyphessobrycon flammeus tétra de rio Hyphessobrycon callistus Hyphessobrycon erythrostigma Cœur saignant Hasemania nana Tétra cuivre Gymnocorymbus ternetzi veuve Hemigrammus bleheri nez-rouge Hemigrammus erythrozonus Moenkhausia Cheirodon axelrodi néon cardinalis paracheirodon innesi néon Nannostomus poissons crayon Gasteropelecus sternicla hachette Carnegiella striata hachette marbré Hyphessobrycon Megalamphodus Thayeria boehlhei pingouin Inpaichthys kerri tetra royal Hyphessobrycon bentosi Anostomus Hyphessobrycon herbertaxelrodi néon noir Nematobrycon palmeri tetra empereur Pristella maxilaris
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Les différents types d’aquarium
Vous êtes tout nouveau, vous arrivez au club et vous déclarez : j’ai un aquarium, il me faut des Poissons. Qu’est-ce que je peux prendre ? Et là, déception : on va d’abord vous noyer d’un tas de questions : volume, date de mise en eau, T°, propriétés physico-chimique de l’eau, et puis le type de filtration, le substrat, l’éclairage. Vous n’avez plus qu’une idée : criez « aux fous ! »
Rassurez-vous, vous vous familiariserez vite avec ces quelques termes techniques, de toute façon, vous devrez y passer : considérez votre aquarium comme un organisme à part entière, qui respire, se nourrit, élimine, se reproduit, et meurt , lui-aussi. La seule fonction qu’il n’aura jamais : la locomotion. Heureusement pour vous.
Chaque animal, chaque plante que vous allez introduire sera considérés comme un organe supplémentaire de cette entité vivante que vous allez constituer. Votre « créature » pourra évoluer et devenir infiniment complexe, si votre bac est suffisamment spacieux
L’état des vos finances a forcément une incidence sur vos choix, un investissement minimum est obligatoire ( la dépense moyenne de nos adhérents est d’environ 500F par an)
On peut penser que pour vos pensionnaires, vous serez Dieu.
Autant leur préparer quelque chose qui ressemble au paradis, non ?
Une règle essentielle pour débuter : plus le volume est important, moins vous risquez d’échouer.
Les 2 options : bac communautaire ou biotope
Le bac communautaire :
Il s’agit de mettre ensemble des poissons originaires de différentes régions géographiques, souvent choisi par le débutant car d’apparence plus facile. Il n’en est rien : outre la compatibilité des poissons entre eux, il faudra vérifier que les exigences vitales soient similaires (dureté, pH, T°) .
Le biotope :
Il s’agit d’un aquarium qui tente de recréer un environnement particulier : sa conception demande plus de recherches que le précédent, mais les échecs sont rares. On y met les poissons ayant les mêmes exigences biologiques.
On évoquera les différents types :Cours d’eau, rivières, roselières, paludarium, zones rocheuses.
L’aquarium géographique :
On reconstitue un petit bout de la planète. Souvent confondu avec le précédent, on dira donc un « biotope régional » Tentant, n’est-ce pas ?
Asie du sud-est
Les rivières
Ses petites rivières sont riches en oxygène et lumineuses : éclairage fort et diffuseur indispensables. La végétation est dense.
Beaucoup de plantes hautes, Echinodorus latifolius, Bleheri,Cordifolius mais aussi Hygrophila Difformis, Crinum Thaianum et Rotala Rotundifolia, Cryptocoryne Wenditi à l’avant. Le sol est sablonneux, décoré par des racines. Laisser un large espace de nage.
Les poissons que vous rendrez heureux sont les Barbodes : barbus Tetrazona, Nigrofasciatus, Conchonius, Schuberti, mais aussi les Botia, les Labéo, les Rasbora.
Pas d’exigence particulière pour la qualité de l’eau ou la nourriture. Le seul inconvénient : tous ces poissons vivent en bancs. En nombre limité, ils stressent et finissent par mourir.
C’est le bac idéal pour qui veut de la couleur, du mouvement .. . et limiter ses dépenses.
Les rivières stagnantes
Ces petits cours d’eau alimentent les rizières : l’eau est brune et pauvre en oxygène. Beaucoup de lumière, peu de mouvement d’eau Le sol sera riche, terreau ,sable et gravier. La végétation est dense et des plantes de surface ne seront pas inutiles. On plante de l’hygrophila Difformis, de la Ceratopteris (fougères de Java). Prévoir aussi un espace de nage.
Les poissons qui vous introduirez seront tous de la famille des Belontiidés : ils ont la particularité de disposer d’un système respiratoire supplémentaire qui leur permet de tirer profit de l’air à la surface. Les échanges gazeux se font dans le « labyrinthe », système très vascularisé qui fonctionne un peu comme nos alvéoles pulmonaires. Il s’agit des magnifiques Trichogaster leeri, Gouramis, Colisa, Betta, Macropodus et l’étonnantToxote Jaculator.
Aucune exigence particulière pour l’eau et la nourriture, avec cependant une nette préférence pour les invertébrés (cyclopes, vers de vase). Vous aurez peut-être la chance de voir des nids se construire, mais c’est une autre histoire !
Afrique
Rivières occidentales
Courant rapide ( prévoir un bon diffuseur, voire une pompe de surface), beaucoup d’oxygène, peu de plantes mais alors très robustes : Bolbitis et Anubias (nana, barteri, Congensis, lanceolata).
Des pierres et des roches, solidement campées.
Les poissons que vous mettrez sont costauds et plutôt territoriaux : Pelvicachromis (Taeniatus, Pulcher), Synodontis Nigriventris, epiplatys Dageti, Tetras (phenacogrammus).
Pas d’exigences particulières .
Le Lac Tanganyika
Un des plus profonds de la planète (1470m de fond), on peut parler d’un océan d’eau douce, puisqu’on y trouve des méduses et des éponges !
Le décor est presque exclusivement rocheux, prévoir des cailloux plats (ardoises ou autre roche stratifiée), ainsi que des coquilles vides pour accueillir les pontes éventuelles.. Bien stabiliser le décor, au besoin coller les pierres avec de la mousse de polyuréthane . Prévoir une plage de graviers à l’avant du bac, planter des Anubias et des vallisneria Spiralis
Les poissons que vous introduirez seront principalement des Cichlidés : Julidochromis, Neolamprologus.
Aucune exigence particulière.
Le lac Malawi
Comme le bac précédent, prévoir un décor stable : les poissons de ce lac étant très attachés à leur territoire, les cachettes seront nombreuses. Des pierres plates servent de substrat de ponte, les œufs sont ensuite incubés dans la bouche de la femelle. Prévoir des Plantes robustes, les incontournables Anubias.
Les poissons que vous accueillerez offrent une grande diversité et leurs couleurs éclatantes ne sont pas sans évoquer certains poissons marins ( le lac abrite plus de 350 espèces de Cichlidés), presque tous incubateurs buccaux : Les Pseudotropheus, les Aulonocara, les Melanochromis, entre autres.
Là aussi, l’eau de conduite convient parfaitement. Aucune exigence pour la nourriture, ne pas oublier toutefois l’alimentation végétale, sans quoi certaines espèces, essentiellement végétariennes (Melano SP Hongi, par exemple), risquent de brouter vos jolies plantes.
Amérique
Fleuve côtier du centre
Fleuves et ruisseaux ont un débit très lent. L’eau est souvent alcaline, dure, voire saumâtre.Dans les estuaires, pousse la mangrove où les alevins de poissons marins se réfugient pour grossir à l’abri des prédateurs.
Le bac sera le plus planté possible, afin de fournir l’oxygène qui peut venir à manquer car l’eau ne doit pas être brassée : préférer le genre vallisneria, Ludwigia et hygrophila . Placer des racines et prévoir une plage de sable à l’avant. Un bon éclairage sera nécessaire, un apport d’engrais aussi.
On pourra alors installer les pensionnaires, des Poecilidés pour la plupart, connus pour donner naissance à de petits poissons autonomes et selon une périodicité allant de 4 à 8 semaines. Une femelle que vous placerez dans le bac pourra donner naissance à plusieurs portées même en l’absence de mâle, pourvu qu’elle est été fécondée par un congénère, réputé pour passer son temps à harceler les femelles.
Xipho, Platy, Molly et Guppy y trouveront leur bonheur.
Etang du bassin de l’Amazone
L’eau noire par excellence, rendue acide par les végétaux en décomposition. Délicate à obtenir ( pH de 6 à 7,3 maximum), nécessite souvent un apport d’eau osmosée en région calcaire, ce qui est le cas chez nous.
Le sol est constitué de gravier sombre, de belles racines tortueuses abriteront les poissons et leur permettront de constituer un territoire. Planter des Echinodorus, des Limnophila, des hétéranthera.
Vous pourrez tenter le somptueux Discus, les petits bijoux que sont certains Apistogramma, les Aequidens, les Innesi, les Cardinalis, les Nez-Rouges, le Farlowella acus, le Moenkhausia sanctaefilomenae.
Rivières du bassin de l’Amazone
Comme le bac précédent, la difficulté consiste à obtenir une eau plutôt acide ( pH 7,5 maximum), mais la variété des espèces que l’on peut introduire alors vaut bien cet effort : Hyphessobrycon ( tétra citron, cœur saignant), Nematobrycon (tétra empereur), hachettes, Scalaires.
Pierres plates , racines et nombreuses plantes feront la joie des pensionnaires: Cabomba dans le fond, Ludwigia et echinodorus au milieu.
A noter : on peut essayer de réunir les 2 biotopes dans le même bac, à condition de voir grand, et en renonçant à certaines espèces trop exigeantes. Je pense en particulier aux Discus qui ne peuvent évoluer dans une eau inférieure à 29°c pour être au top ( auquel cas les autres locataires manqueront d’O2, les Plantes pourront dépérir)
Les îles australes
La nouvelle Guinée Papouasie et l’Australie
D’introduction assez récente, la faune de cet endroit du monde gagne des amateurs chaque année .Les hauts-plateaux abritent une multitude de petits fleuves au débit lent : le sol est sablonneux et fertile, les bords sont ombragés et très plantés. Il faut beaucoup de lumière, un apport d’engrais est nécessaire. On plantera des Cryptocorynes, des vallisneria. Une plage de sable sur le devant du bac est indispensable.
Pas de problème avec l’eau.
On rendra heureux les Popondetta , les Melanotaenia, les Glossolepis, les Iriatherina, merveilleux petits poissons, vifs et chatoyants, malheureusement assez chers.
Rien n'est plus énervant que la fatuité de certains qui prétendent détenir la science exacte. L’autre jour, j’achetais 3 boules de poils pour ma fille quand j’aperçois un monsieur en arrêt devant un bac à Scalaires. Après quelques hésitations, il s’adresse au vendeur qui lui pêche 2 spécimens. Puis sur le ton impérieux quoique feutré du spécialiste ès ichthyologie, ce dernier lui propose 3 boites de PRODUITS que je ne citerai pas, tout en lui rédigeant une quasi-ordonnance.
Le piège !!!!
Les poissons ne meurent pas: bravo, les PRODUITS ont fait leur effet.
Les poissons meurent: évidemment, si l’imprudent avait fait procéder à une analyse, on aurait établi un diagnostic et proposé un traitement de fond.
Le top:
Vendre des antibiotiques. Lesquels vont bien sûr tuer les bactéries, enfin, ne rêvons pas, une partie, et pas les plus dangereuses. Les bactéries nitrifiantes , en tout cas, vous savez, celles qui transforment les nitrites dans les masses filtrantes et qui font mourir les poissons quand elles n’existent plus.
Mais c’est pas grave: il existe des Produits qui remplaceront les chères défuntes, à condition de les avoir mis à temps.
Si les (nouveaux) Scalaires du monsieur résistent, tant mieux. Et s’ils meurent, c’est toujours normal : l’aquariologie est une science compliquée, et n’y entre pas qui veut. On lui conseillera donc un poisson moins délicat. Mais qui donc est plus costaud que notre valeureux Pterophyllum, hormis le poisson en caoutchouc que tout enfant trimbale dans son bain?
Et même là, la bestiole n’échappera pas aux Produits: bain adoucissant, bain moussant, sels parfumés en tout genre, qui finiront pas rompre le fragile équilibre de la peau de bébé, que l’on retablira ...à coup de Produits, bien sûr!
Ce qu'il faut savoir (et que tout bon commerçant devrait aussi savoir) :
Les bactéricides peuvent guérir les poissons, mais détruisent l’équilibre biologique de l’aquarium.
Si l’eau n’est pas renouvelée, si les masses filtrantes ne sont pas réensemencées, les nitrites apparaissent au bout d’une semaine: les poissons, fragilisés par leur précédente maladie, seront à nouveau atteints.
Le plus simple, bien que difficile à admettre, consiste à bien observer ses bêtes et à euthanasier les malades, Exceptés les points blancs, vite éradiqués si on traite à temps, la vraie solution consiste à éviter les maladies.
Pourquoi tombent-ils malades? Le stress ?
Ils viennent d’arriver:
Les poissons peuvent ne pas supporter la capture, le voyage ou leur nouveau milieu. L’animal fragilisé ne résistera pas aux infections virales ou bactériennes. De plus, les plaies seront vite envahies par les champignons, puisque le mucus dont ses écailles sont habituellement couvertes n’est plus là pour le protéger. Le seul remède à peu près efficace reste la quarantaine: le poisson récupère, ou meurt. C’est moche, mais radical: on limite ainsi considérablement le risque de contagion des autres pensionnaires et de toute façon, que pensez-vous qu’il se passe dans un milieu sain quand un poisson s’affaiblit? Il sera dévoré avant de menacer le reste de la communauté, la nature ne fait pas de sentiment et privilégie toujours l’espèce à l’individu.
Ils sont installés
Supposons que le nouveau pensionnaire ait brillamment passé le cap et qu’il se soit bien acclimaté à son nouveau milieu: peut-être va-t-il stresser certains de ses co-locataires. Attention, le stress n’est pas un vague état d’âme, mais une situation où toutes les fonctions vitales faiblissent: les défenses immunitaires, surtout. Le moindre germe devient pathogène, gare à la contagion ! Les traitements étant rarement appropriés, la population de l’aquarium risque fort d’être bouleversée! Alors, tout est fichu ?
Sûrement pas, mais il faudra faire la part des choses: renoncer à certaines espèces, parce que la qualité de l’eau ne leur convient pas, ou changer carrément de biotope.
La meilleure solution, bien que radicale, consiste souvent à changer de bac. En donnant plus de volume aux pensionnaires , ces derniers peuvent organiser leur territoire sans se mettre en péril à chaque instant, un décor suffisamment complexe offre des cachettes ou des abris, les plantes peuvent se développer, créant des zones de pénombre et une réserve alimentaire.
Une baisse de température -ou le manque d’air- dû à l’arrêt accidentel d’un appareil ne sera pas dramatique, puisque les paramètres vont changer en douceur. Les poissons craignent par dessus tout les variations brutales (thermiques et biochimiques ) et développent souvent des maladies à la suite d’un brusque changement de leur environnement, même s’il est de courte durée..
J’ai d’ailleurs connu une telle mésaventure alors que je maintenais un bac de cichlidés africains (700 litres) dans une école: revenant après une semaine d’absence, je retrouvais des locaux à 4°C, le compteur ayant disjoncté. Je me précipite vers l’aquarium: plus aucun poison visible, plus de pompe, plus de lumière, plus rien. L’eau à 7°C !
J’ai donc tout remis en route, par acquis de conscience: 5 heures plus tard, j’apercevais 4 pseudo complètement livides devant l’entrée de leur cachette , puis 2 labido sous une ardoise. Le lendemain soir, j’avais retrouvé tout mon petit monde, sauf 2 venustus, que le froid avait définitivement terrassés. 29 survivants, c’était inespéré!
Enfin, peut-être pas: mes pensionnaires avaient eu le temps d’adapter leurs fonctions vitales à ces conditions extrêmes. C’est en faisant ce constat que je me suis bien gardée, malgré mon envie, de les réchauffer trop vite: je suis presque certaine que je leur aurais donné le coup de grâce!
LATES NILOTICUS, alias la perche du Nil, vous connaissez ? Depuis une dizaine d’années, elle trône en vedette sur les étals glacés de nos poissonniers. Des filets grands comme des cravates, pas très chers, à chair ferme et parfumée, délicieuse dans sa panure dorée ou nappée de sauce hollandaise. Remplaçant avantageusement le cabillaud devenu introuvable, mais là, c’est encore une autre histoire.
La Perche du Nil fut introduite vers 1950 dans le lac Victoria. Un lac grand comme l’Irlande, ce qui le classe au deuxième rang mondial des lacs d'eau douce . Situé au centre de l'Afrique, il mesure en moyenne 320 km de diamètre. Le lac Victoria a une profondeur moyenne de 40 m , contrairement aux lacs Malawi et Tanganyika, issus des fractures terrestres, ce dernier atteignant 1470 m de profondeur !

La perche s’acclimata au delà de toute espérance. Durant 30 ans, elle prospéra, pour devenir un vrai filon: les pêcheries , leurs annexes et les infrastructures se répandirent sur les rives du lac . Eh alors? Plutôt réjouissant, un projet économique rentable, surtout en Afrique.
Évidemment, les investisseurs n’avaient pas tous la couleur locale et la production destinée à l’Europe et au Japon, restait inaccessible aux autochtones. Lesquels , vivant de pêche côtière, virent leurs filets se vider inexorablement : victimes du nouveau prédateur, les espèces indigènes se raréfiaient . ( les Tilapia, les Haplochromis dont l’étude de la radiation adaptative régalait les férus d’ichtyologie).
Les plus fortunés achetèrent des bateaux à moteur, la perche étant un poisson pélagique (vivant en pleine eau). Les petits pêcheurs allèrent travailler dans les unités de transformation du poisson miracle, tout en consommant la fameuse perche attrapée par les copains motorisés. Ce poisson, plutôt gras, ne supportait pas le mode de conservation traditionnel des Cichlidés, (le séchage à l’air) qu’il venait de supplanter.
Les habitants durent utiliser la technique du fumage et se mirent à déboiser les abords du lac pour fournir le bois nécessaire à l’opération. Le sol, sans ses forêts, fut lessivé par les pluies… Les sédiments se déversaient dans le lac. On prit alors conscience de la disparition définitive des poissons alguivores quand on vit les bords du lac s’asphyxier, confirmant définitivement le déséquilibre du biotope .
Qu’à cela ne tienne! Des investisseurs proposèrent des croisières aux amateurs de pêche au Gros. ( la Perche du Nil peut atteindre 3 mètres!)
Lassés du Marlin ou de l’Espadon dans les Keys ou aux Caraïbes, les riches touristes en mal d’exotisme envahirent les Holiday Inn surgis un peu partout.
C’était il y a 10 ans. Des ethnologues déplorent la disparition d’une culture séculaire, des biologistes constatent la destruction d’une faune endémique à plus de 65 %. Dans l’indifférence générale. On préfère compter ses dollars… jusqu’à l’année dernière: La perche, à son tour, se raréfie. Pas en quantité, en tonnage.
Les biologistes, appelés à l’aide, firent le constat suivant: ayant dévoré tous les poissons du lac, la perche est devenue cannibale.
Devant le désastre économique en perspective, car il faut bien avouer que ces nouvelles activités avaient donné du boulot aux pécheurs laissés sur le carreau , on en est actuellement à chercher une solution pour la survie du super-poisson.
Quant à la morale de l’histoire, elle est tout aussi paradoxale… et assez réjouissante pour nous, les fêlés du bocal accusés périodiquement de dévaster la planète sans discernement par des médias en mal de copie !
Il s’avère que nous aurions conservé 20 % de la faune disparue à tout jamais du lac… dans nos boites en verre. Et qu’il n’est pas impossible d’envisager d’en peupler un des multiples « petits » lacs satellites… avec toutes les précautions nécessaires, cette fois, et pas à court terme, on s’en doute.
Quant aux 80% définitivement disparus, ce n’est qu’une anecdote …au regard des milliers d’espèces, animales et végétales, détruites de façon toute aussi irrémédiable et systématique en Amazonie ou aux Philippines, par exemple .
On peut se demander « Eh alors, qu’est-ce que j’y peux, moi ? » Pas grand chose, mais nous tous ?
RETOUR HAUT DE PAGEC’est parce que j’ai tenté de mettre un récif en bocal que j’ai compris toute l’importance de l’éclairage. C’est la condition sine qua non de la maintenance des Coraux. Et voir mourir un Seriatopora à 150 € faute d’éclairage adéquat ... c’est inadmissible, bien d’avantage pour le pauvre animal que pour mes finances. Je me suis alors demandée si la qualité de la lumière avait aussi un rôle essentiel en bac d’eau douce. J’ai donc essayé d’approfondir le sujet, malgré le côté technique et passablement rébarbatif du sujet. Effectivement, la maintenance d’un bac d’eau douce a aussi ses exigences côté éclairage i Alors voilà :l’aquarium n’a plus de secrets pour vous et vous avez tout compris : le cycle de l’azote, les nitrites que les bactéries nitrifiantes transforment en nitrates, évitant à votre aquarium de ressembler à un machin rempli d’eau croupie et nauséabonde, Ceux ou celles qui ont retiré d’un vase un vieux bouquet oublié savent de quoi je parle. Vous avez aussi compris ce qu’est un biotope : la faune, la flore, le substrat et la qualité de l’eau sont étroitement liés. La preuve : il ne vous viendra jamais à l’idée d’élever dans le même bac des Ramirezi et des Mollies.
Vous maîtrisez aussi les relations intra spécifiques. Connaissant les mœurs de vos pensionnaires, c’est en fonction de leur compatibilité que vous les choisissez. Les poissons grégaires en banc assez fourni, les poissons territoriaux en nombre limité mais avec un espace suffisant pour qu’ils établissent leur chez-eux, les détrivores { et pas des « mangeurs de merde », comme je l’entends parfois, mais de braves bestioles qui passent leur temps à glaner la nourriture tombée au fond et négligée par les autres habitants du bac, des poissons algivores qui brouteront les algues si moches sur le décor ou, pire, sur les feuilles de vos anubias ou autres échinos.
Vous avez également compris que la qualité de l’eau est essentielle et qu’elle doit correspondre à l’exigence de vos bêtes. Eau douce, neutre ou dure pour le Ph, pauvre ou riche en sels dissous pour le Th. Vous vous préoccupez même du taux de phosphates. Vous savez pertinemment qu’un bel aquarium s’obtient en équilibrant les paramètres physiques, chimiques et biologiques exigés par vos poissons.
Et pourtant, vous remarquez un jour que I‘aquarium se détériore progressivement malgré tous vos soins attentifs. Il devient verdâtre et vos visiteurs ne le regardent plus : plantes déliquescentes, disparaissant au bout d’un mois, poissons dénutris ou toujours plus ou moins malades. Si les tests habituels restent encore corrects, il est bon de se poser ces questions :
Depuis quand ai-je changé mes tubes ? Quel est leur puissance, leur IRC, leur température de couleur?
En effet, l'éclairage du bac est certainement le point le plus ...obscur et souvent le plus négligé de l'aquarium. Un éclairage non approprié sera jugé suffisant les 2 ou 3 premiers mois. Puis les carences vont devenir visibles. On achètera alors un tas de produits pour remédier au déséquilibre, ce qui risque fort d’en rajouter une couche, soit dit en passant. Des plantes anémiées ou malades vont entraîner une concentration d’éléments nocifs qu’elles étaient sensées réguler ( les nitrates, par exemple). Les poissons vont se trouver fragilisés, sans oublier que les plantes aquatiques sont aussi essentielles à la plupart des poissons que les arbres le sont aux oiseaux ! On pourra mettre des litres d’engrais variés, installer un coûteux dispositif générant du CO2... en oubliant que l’aliment premier des végétaux, c’est la lumière. Que la plante va transformer en « sucre » durant la photosynthèse. On comprend alors pourquoi un éclairage inapproprié va l’affaiblir. Mais il y a pire !
En effet, les nutriments que vos végétaux supérieurs ne consomment plus par « manque d’appétit » vont profiter à d’autres, les Algues si redoutées, qui vont prospérer. Elles gagneront la bataille, étant infiniment moins exigeantes que les Plantes pour assurer leur survie. Ne jamais perdre de vue que les végétaux, eux-aussi, se livrent une bataille mortelle pour l’espace vital.
Sachant cela, on comprend aisément que limiter la durée de l’éclairage n’est PAS la solution : les Algues se porteront moins bien, c’est sûr, mais les Plantes seront définitivement achevées !
Si l’aquarium verdit malgré une filtration efficace et des changements d’eau partiels et réguliers, pensez à l’éclairage : La lumière est insuffisante en intensité et/ou en qualité, ou elle s’est détériorée au fil des mois. Le spectre lumineux varie dans le temps, et chaque tube a une durée optimale de fonctionnement ; il faut savoir que l’œil humain ne peut s’apercevoir qu’une source lumineuse n’émet plus certaines longueurs d’ondes. D’où la nécessité de changer ses tubes régulièrement. Je reconnais qu’il n’est pas évident de jeter un tube qui éclaire toujours autant ... pour l’usage qu’on en fait. Dommage que les végétaux ne parlent pas. Ils sauraient nous dire : on a faim ! Tout ceci pour vous affirmer que les tubes fluorescents ne sont pas tous identiques. Et que si je vous demande des précisions quand vous me demandez un néon de 90 cm, ce n’est pas pour augmenter le chiffre d’affaire du club, qui, soit dit en passant, profite à tous les adhérents.
N’oubliez pas que nous ne sommes pas un commerce et que notre but n’est pas de vivre de l’activité de notre association. D’ailleurs, je suis formelle : si nous voulions vous vendre des poissons et des plantes toutes les semaines, je vous conseillerais un bon éclairage de bureau. Pas cher, le tube. Mais très coûteux à long terme. Entre l’achat des produits algicides, des médicaments pour poissons, des engrais variés, pour finir de toute façon par le renouvellement de votre faune et de votre flore tous les 6 mois, le club aurait un fameux compte en banque. Jusqu’au jour où nous n’aurions plus d’adhérents, l’aquariophilie devenant un hobby totalement inaccessible ...
La lumière est un phénomène tellement banal qu'on peine à penser qu'elle a, elle aussi, des caractéristiques très spécifiques. Tout autant que l'eau.
On choisira donc la source lumineuse {tubes T8 ou T5, HQQ ou HOL} selon ses caractéristiques qui sont, vite fait , mais A RETENIR !
La puissance d'éclairage.1 watt pour 2 à 3 L d'eau. A savoir que pour la même puissance, les tubes n'ont pas le même rendement selon les marques, allant de 20 à 35 lumens/litre. En d'autres termes, plus il y a de lumens par watt est mieux c'est.
La température de couleur, allant du violet au rouge. La température s'exprime en °K, lire « degré Kelvin ». En eau douce, 6500 °K . C'est la « couleur moyenne. » du spectre solaire.
Indice de Rendu des Couleurs {IRC}, lié à la température ( pas Celsius ou Fahrenheit, mais en Kelvin, rappelez-vous). C'est la possibilité de restituer un maximum de nuances colorées. Le meilleur indice est proche de 100.
A savoir : On peut obtenir un bon éclairage en panachant les tubes pour obtenir un meilleur IRC.
Et s'il n'y avait qu'une info à retenir après avoir lu ma prose : Le bon tube est celui qui se rapproche du spectre solaire et dont !es caractéristiques restent stables le plus longtemps.
Evidemment, un éclairage de qualité coûtera plus cher. Mais il garantit une excellente croissance des plantes, qui, à leur tour, garantit l'équilibre de l'aquarium. Qui tournera (presque) tout seul. Et vous pourrez dire à vos copains étonnés et admiratifs : Moi, mon aquarium, je ne m'en occupe pas !
Des recherches récentes font état de l'importance du spectre lumineux sur notre santé. La photothérapie est devenue une pratique médicale reconnue. II existe même désormais des tubes luminothérapiques à usage domestique (Osram).
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J’ai toujours été attiré par la nature, mais plus particulièrement par tout ce qui touche à l’univers aquatique. Toute cette biodiversité regroupant petit trou d’eau, ruisseau, rivière, étang, lac, mer et océan qui nous réserve des surprises toujours plus enrichissantes aussi bien sur le plan animal que végétal. C’est pour cette raison que l’aquariophilie m’a attiré depuis longtemps. Mais par manque de connaissance, je n’ai jamais franchi le pas, je suis toujours parti du principe que tous ces petits animaux n’ont jamais demandé à venir mourir chez nous victimes de notre ignorance. |
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Lorsqu’en Mai 2004, un ami me confia son aquarium de 120L, avec tout son petit monde pour le plus grand plaisir de la famille, commença alors la recherche de documents et d’informations quand un collègue de travail me présenta le club. Là , je trouvais des oreilles attentives et des réponses à mes questions. Je commençais donc avec un bac communautaire de 120L, regroupant Xiphos, Guppies, Mollies et des néons. Au fil du temps le petit bac évolua vers une population plus variée, jusqu’à ma rencontre avec !es Cichlidés du Malawi (lac d’ Afrique)qui bouleversa quelque peu mon domicile... |
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Quelques semaines plus tard, un 3e‘ bac de 300L fit son arrivée. Tous étaient peuplés de Labidochromis et autres Pseudotropheus ainsi que des Synodontis , Agamixis pectinifront et des ... Smilley (platydoras costatus) comme les nomme mon petit de 3 ans. Mais voilà que mon épouse trouve ces trois bacs encombrants et me propose de les remplacer par un plus grand. |
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Après quelques jours de réflexion, mon choix se porte sur une cuve de 200X50X60 d’une contenance de 600L. Les travaux débutent le 25 Décembre 2004, tandis que la cuve est commandée au club. Je commençai par la structure métallique en tube carré de 30mm soudé au mig et recouverte de deux couches d’anti-rouille et de plusieurs couches de peinture ton bois, après avoir modifié le meuble que j’avais totalement démonté pour en habiller la structure métallique. Le plateau d’origine est remplacé par un plateau ignifugé de 32 mm au lieu des 16 d’origine. Le meuble remonté, je commençai toute l’installation électrique, avec un différentiel 30ma et des fusibles magnétothermiques, le tout relié à la terre ainsi que la structure métallique. Prises, interrupteurs et deux programmateurs doubles électroniques prennent place dans le meuble . J’y mets aussi tout le matériel indispensable au bon fonctionnement de l’aquarium. Je monte aussi dans le même compartiment un dénitrateur sur soufre (en jaune) relié à un réacteur à calcaire (en noir) pour durcir l’eau que le soufre acidifie. II ne me reste plus qu’à trouver le principe de filtration le mieux approprié. Un trou de 40 mm avait été commandé pour la façade arrière de la cuve en haut et au centre (le fameux trou qui m’avait fait !’effet d’une arête au travers de la gorge quant au tarif, qui a heureusement était revu à la baisse grâce à l’intervention du club). |
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Je partais donc pour une filtration basse sous l’aquarium. Au début, nous avions fait une filtration semi-humide avec un système à tiroirs qui s’est avéré trop bruyant . Je suis donc revenu sur une décantation conventionnelle d’une contenance d’environ 1001, qui contient deux résistances chauffantes pour un total de 400w, piloté par un thermostat immergé dans la cuve et une deuxième filtration permettant d’éliminer un maximum de déchets en suspension , que je remplacerai ensuite par une filtration EHEIM, plus simple d’utilisation et surtout plus sûr que !e montage précédent qui c’était avéré efficace mais peu fiable dans le temps {risque de fuite, dû au dépôt de calcaire, ce qui arriva un jour}... Après un mois d’attente la cuve arrive à la maison et prend place sur le meuble recouvert d’ une plaque de polystyrène . Je terminai l’habillage de l’aquarium avec du bois ainsi que le haut du bac qui abrite l’éclairage: 3 rampes de tubes de 90cm 30w composées de 2 tritons, 2 power-glo et de 2 marine-glo montés sous déflecteur pour augmenter la luminosité . Les tubes sont alimentés par trois ballasts électroniques évitant le scintillement lors de l’allumage. Pour la durée d’éclairage, j’opte pour un allumage décalé, les marine-glo s’allument à 9h30, les power-glo à 10h00 et les triton à10h30 pour s’éteindre dans l’ordre inverse de 21 h30 à 22h30. Un décor est alors formé de polystyrène formé et recouvert de béton pour bassin et de résine polyester saupoudrée de sable de Loire pour prendre place dans la cuve. Malheureusement, mes chers poissons réussissent à passer au travers et à le détruire complètement. Après fa mise en peinture, il était temps de le mettre en eau. La mise en place du sable de Loire et des pierres fut assez facile, le remplissage du bac aussi . Le choix de la pompe de remontée fut plus difficile, soit le bac débordait parce que le débit de la pompe était plus important que le débit de descente dans la filtration ou vice versa. Je finis par trouver au club une pompe de 2000 l/h, qui convient parfaitement à mon montage. Malgré ce nouveau bac, j’ai toujours envie de bacs supplémentaires . Et pourquoi pas un jour un récifal ou un biotope des côtes Bretonnes... Mais n’étant pas encore propriétaire et ma profession me contraignant à une certaine mobilité, j’en reste encore au stade du projet. |
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Tout à commencé le jour où j’ai essayé un bête tuba à St Raphaël. A 4m de la plage, dans 1m d’eau. Un coup de palmes et me voilà le nez dans une colonie d’oursins. J’aperçois les pinces d’un crabe, un petit poulpe qui s’enfuit, une anémone qui laisse aller ses tentacules au gré de la houle. Je n’ai pu retenir un Wouah !... qui se termina lamentablement par la pire « tasse » de ma vie. J’avais tout simplement oublié de me faire pousser des branchies ... C’était il y a 20 ans . Ces images liquides et lumineuses ... aucun documentaire ne peut en restituer l’intensité. Je me suis dit qu’un jour, peut-être, je pourrais inviter la mer chez moi. Ce qui n’était absolument pas envisageable à l’époque. J’ai commencé par un tout petit bac, élevant des Macropodes, puis des Bettas. Ayant enfin un vrai salaire, j’achetai un grand bac où j’installai des Poissons du Malawi, auprès de qui j’ai appris l’essentiel. Puis j’ai maintenu des Discus. Ma joie le jour où ils se sont reproduits ! J’ai enfin découvert le Club de Thierville, Henri et ses 2 bacs marins. La mer n’était plus réservée aux seuls musées océanographiques , et j’allais enfin pouvoir jouer les apprentis Cousteau. J’ai attendu 5 ans pour avoir enfin un bac chez moi, que je pense avoir réussi. Des Coraux qui se multiplient. Des poissons qui me mangent dans la main. Des heures de sérénité absolue. Et un deuxième en phase de maturation, dédié aux Coraux durs. Je pense avoir assez de recul, au bout de 2 ans, pour vous livrer quelques réflexions. On dit des tas de choses à propos des aquariums marins. C'est cher : Effectivement, il faut investir. La filtration est confiée aux Pierres Vivantes , ces roches pêchées aux Caraïbes ou en Indonésie, dont le prix varie entre 15 et 25 € le kg. 30% du volume du bac au minimum... La filtration est souvent complétée par un écumeur. Acheter tout de suite un appareil de qualité. ( 300 à 1500 € selon le volume). |
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Le brassage est aussi incontournable . Choisir des pompes à très gros débit , entre 10 et 20 fois le volume par heure , avec si possible un effet de houle : 300 à 2500 € selon l’installation. Pour finir, l’éclairage : 1 watt par litre, 14 à 20 000 °K. Les lampes HQI sont conseillées, mais les T5 ont parfois la préférence. Le coût du watt revient à 1.5 €., voire davantage selon les marques. |
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Les animaux : les poissons coûtent chers, les invertébrés encore plus. Acheter ses animaux par l’intermédiaire d’un club réduira la dépense, à condition de grouper les commandes ! C'est difficile : Là, c’est faux. J’ai eu plus de mal à garder des Guppies. Un animal marin bien acclimaté est d’une résistance exceptionnelle et peut vivre 10 ans sans problème. Quant aux Coraux , ils sont virtuellement immortels ! |
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C'est du boulot : Comme en eau douce, il faut changer l’eau, nettoyer les appareils, renouveler l’éclairage, effectuer les tests en vigueur. Ajouter des composants divers, iode, strontium, calcium, par exemple. Pas plus compliqué que le Biodigest ou l’engrais ferreux des bacs d’eau douce. Ca mange quoi? rien ou presque pour les coraux symbiotiques qui se nourrissent de lumière. Pour les autres habitants, on trouve désormais tout dans le commerce, y compris des Algues et du Plancton frais à prix très abordable. Quelles bestioles ? il en est du marin comme de l’eau douce. La compatibilité ne s’improvise pas. Vous ne pourrez jamais maintenir ensemble un Pygoplites diacanthus et une Eponge, la dernière étant l’aliment de base du premier! |
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C'est merveilleux ! Absolument d’accord . Magique. Surtout quand vous voyez apparaître sur vos pierres une toute petite vie qui peut devenir un magnifique Sarcophyton ou un splendide Sinularia ! |
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Si vous voulez tenter l’aventure, n’y allez pas avec .... des oursins dans les poches. Les animaux qu’on arrache à l’océan n’ont pas demandé à venir mourir chez nous. Et sans les appareils appropriés, vous n’arriverez à RIEN. Brassage, lumière et Roches récifales . Et un respect infini à l’égard du Vivant. Ca, c’est totalement gratuit. Et vous le possédez déjà, bande de veinards, puisque vous avez fait la démarche d’adhérer à un club d’aquariophilie, dont l’objectif premier est d’apprendre à faire oublier à nos chères bestioles qu’elles sont condamnées à perpétuité dans nos bocaux. |
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Pour cette année, si vous n’avez pas fait le nécessaire, il est trop tard pour que votre bassin de jardin passe un bon hivernage, mais, tout de même, il y a peut-être encore quelque chose à faire pour éviter une catastrophe en mars – avril et, de toute façon, vous serez tout à fait prêts pour la prochaine saison.
Un bassin nécessite des soins tout au long de l’année, mais mon propos, dans ce n° d’Aquari-Eau Inf’Eau, ne concernera que la période froide.
1.- FIN D’AUTOMNE
AVANT QUE LE FROID N’ARRIVE, il faut anticiper sur le comportement des carpes Koï et carassins (poissons rouges, entre autres). En effet, il faut savoir que ces poissons vont quasiment s’abstenir d’ingérer de la nourriture pendant plusieurs mois et qu’il va donc falloir les « engraisser » avant cette période difficile. Un peu plus de nourriture donc, comportant féculents, vers de vase ou tubifex. Selon la température, ce peut être en octobre. Ensuite, lorsque le thermomètre commence à descendre, on réduit progressivement, de façon à vider les intestins des poissons (en dessous de 10°C, la digestion ne se fait plus, ou très mal).
2.- PREMIERS FROIDS
Nos protégés sont donc prêts à passer l’hiver, près du fond, presque sans bouger (d’ailleurs, quelques caches seront les bienvenues).
Il faut maintenant penser que le cycle biologique de l’eau va s’arrêter : les bactéries vont vivre, elles aussi, au ralenti, mais il ne faut pas que les déchets s’accumulent dans le bassin. Donc, on va tendre un filet (genre anti-oiseaux pour les cerisiers) au dessus de l’eau pour empêcher les feuilles mortes d’y tomber, poussées par les vents. On va également procéder à l’enlèvement de la végétation aquatique qui se dégrade (roseaux et nénuphars, principalement).
Une question : doit-on laisser fonctionner pompe et filtre ?
En ce qui me concerne, je pense qu’il faut arrêter les pompes de circulation. Quant à la filtration, elle n’est plus nécessaire d’un point de vue biologique, mais encore utile d’un point de vue mécanique.
3.- HIVER
En cas de grands froids, il faut éviter tout courant et donc arrêter le filtre, de façon à ne pas refroidir les couches d’eau inférieures (ceci pourrait tuer les poissons qui résistent à 4 ou 5°C, mais pas en dessous).
Il est également intéressant de laisser passer de l’air lorsque la couche de glace s’éternise ; pour cela, on peut placer un fagot en surface avant le gel, ou bien faire des trous une ou deux fois par semaine avec un tuyau d’arrosage ou une casserole d’eau bouillante que l’on pose sur la glace (ne jamais casser la glace).
4.- FIN D’HIVER
Aux premiers rayons de soleil un peu plus chands (fin février - début mars), les poissons commencent à bouger et à monter vers la surface ; c’est le moment de nettoyer la filtration en passant les perlons ou mousses dans une bassine d’eau venant du bassin (ne pas trop laver afin d’y laisser des bactéries en assez grand nombre). Courant mars, on remet le filtre en action après avoir enlevé poissons morts, branches, feuilles et autres déchets qui auraient pu venir échouer dans le bassin. On évite d’enlever trop de vase car c’est là que nos bonnes bactéries vont se réveiller.
5.- PRINTEMPS
Nos poissons viennent maintenant se montrer régulièrement et on peut commencer à les nourrir tout doucement en augmentant les doses progressivement.
Lorsque la température de l’eau dépassera 12 ou 13 °C, on pourra éventuellement refaire fonctionner la pompe de circulation (ou le jet d’eau).
Ce moment est toujours délicat, car l’eau va changer : son PH va changer, son oxygénation va changer, sa couleur va changer (elle va passer de claire à brune, puis à verte pour devenir à nouveau transparente). C’est dire si le poisson doit supporter tous ces changements. On devra donc nourrir « richement », comme en automne, de façon à restituer toutes leurs forces vitales à nos animaux.
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crapaud d’Afrique
Une rencontre extraordinaire !
Depuis un an j’ai fait la rencontre d’une bébête toute mignonne et pleine d’affection (enfin c’est ce que je me dis) ’’le xenopus laevis albinos’’ encore appelé dactylère du Cap, c’est un amphibien anoure aquatique d'Afrique australe.
J’ai eu la chance d’en avoir récupéré 4 dont 1 femelle et 3 mâles (la pauvre) qui on été redonnés au club d’aquariophilie que gère ma mère, les personnes qui les redonnaient n’étaient pas informées sur le mode de vie de cette animal, il mangeait les plantes et les petits poissons d’eau douce qui étaient dans leur aquarium. On me les a donnés en échange de bons soins et en leur promettant un meilleur lieu de vie, avec moi ils ne peuvent qu’être choyés !
Habitat Naturel
Ils vivent dans les étangs, mares et cours d'eau. Si leur vue n'est donc pas toujours très utile, ils ont développé un bon odorat, une grande sensibilité du toucher (les doigts de leurs pattes avant) et une ligne latérale (le long du corps) qui détecte les mouvements de l'eau (et donc de ce qui est dans l'eau). Ils savent aussi s'enterrer (parait-il) dans la terre humide pour estiver durant la saison sèche, si l'étang vient à s'assécher. Ayant une grande faculté d'adaptation, cette grenouille à été importée et introduite accidentellement en Europe et en Amérique. Comme souvent dans ce genre de cas, une telle intrusion bouleverse les écosystèmes causant d'importants dommages.
En savoir plus
Cette famille est celle des Pipidés espèces purement aquatiques, qui ne sortent jamais de l'eau, même si elles doivent remonter à la surface pour respirer. Dépourvus de langue, on les trouve en Amérique du Sud (Pipa pipa, par exemple) et en Afrique subsaharienne (les Xenopus, Hymenochirus et Pseudohymenochirus).
Ces espèces sont considérées comme primitives. Elles possèdent des pattes postérieures musclées et palmées et leurs trois doigts se terminent par des griffes cornées, sans paupières et dépourvus de corde vocale et de langue (mais les mâles peuvent émettre des cliquetis pour attirer une femelle).

Pattes palmés et griffes noires
Les femelles peuvent atteindre 12 à 14 centimètres et les mâles, sept à dix centimètres. Nous devons donc avoir un bien grand bac pour pouvoir les accueillir lorsqu'ils seront adultes.
En bref, c'est un animal adaptable et résistant que l'on trouve dans le commerce, ce sont presque toujours des animaux de reproduction. Ils sont de couleur brun-grise (couleur des animaux sauvages), ou albinos (blancs avec des yeux rouges).
Paludarium
Bien avant de les avoir dans mon paludarium, il a fallu dessiner un plan et le créer en trouvant un aquarium tout simple.
Mon père ma aidé à le faire (3 différentes alvéoles grâce à deux murets en verre de 12 cm de hauteur, l’éclairage néon faible densité, ou se situerait la pompe, etc…) et ma mère m’a donné des conseils pour l’agencement du futur paludarium, vu que l'idéal pour mes futurs hôtes était, bien sûr, de réaliser un paludarium reproduisant leur biotope d'origine: les cours d'eau d'Afrique ; j’ai fait un système de cycle de l’eau avec l’installation dans le petit bac d’une pompe à faible densité encastrable dans un bloc en verre aéré, pompe qui recrache l’eau filtrée (masse filtrante autour de la pompe) dans le grand bac qui causera un trop plein et découlera telle une petite cascade dans de petit bac. Le risque, quand on fait un bac soi-même, est qu’il peut y avoir des fuites ! (Silicone non étanche).
Après m’être assuré que tout était en ordre (au niveau du bac) pour recevoir convenablement mes xenopus, j’ai du faire la quête pour trouver les bons matériaux, et réussir à recréer leur biotope (pierres diverses non coupantes, galets, racines…)
Le substrat peut être en n'importe quel sable ou gravier aquariophile non coupant. Les Xenopus sont en effet des animaux vivant sur le fonds, et ingérant souvent le sable. Il ne faut pas qu'ils puissent se blesser, donc j’ai mis des galets non coupant des racines arrondies et pas trop torturées semi immergées dans le 1er bac (10 cm d’eau peu) et dans le 2 eme quelques gros cailloux et une racine (12 cm d’eau qui s’écoule dans le premier bac) ; dans les deux j’ai mis plein de cachette sécurisées ; ces grenouilles sont assez animées, et elles piquent parfois des sprints à travers leur bac. Elles peuvent alors se blesser.
Très important, les Xenopus sont connus pour ne pas aimer le brassage des pompes, bulleurs, etc.. Ils viennent en effet d'habitats à eau stagnante, et leur ligne latérale semble souffrir de tout ce mouvement. Cela peut finir par les tuer.
Des plante flottantes (Bolbitis Heudelotii , Anubias Congensis, Anubias Nana, Elocharis... )sont recommandées vu qu’elles permettent d'atténuer la luminosité du paludarium et d’améliorer la qualité de l’eau ; c’est un plus vu que les Xenopus Laevis albinos craignent la lumière, pour ma part mes Xenopus et mon crabe (césarma bidens crabe à pince rouge nécrophage) m’on tout mangé et arraché, donc j’ai arrêté le massacre ! plus de plante.
Les petites mares originelles des Xenopus peuvent varier très vite en température. Elles contiennent en effet peu d'eau, et on une faible inertie thermique. Elles peuvent se refroidir très vite la nuit, et se réchauffer tout aussi vite. Bien que les Xenopus puissent résister un certain temps à des températures en dessous de 10° ou atteignant 35°, mieux vaut rester entre 17° et 24°.
La hauteur d'eau idéale est de 20 à 30 cm, elles n'aiment pas trop les grandes profondeurs : il ne faut jamais oublier qu'elles remontent régulièrement à la surface pour respirer. Elles sont donc plutôt adaptées à de petit paludarium (moins de 150 litres).
Un couvercle, ou un rebord d'une certaine hauteur, est nécessaire. Les Xenopus s'amusent parfois à se faufiler et à sortir de l'eau (un coffrage). Ils sont tellement agiles qu’ils arrivent à passer d’un bac à l’autre en glissant au-dessus du muret de verre qui donne naissance à la petit cascade.
Nourriture
Je les nourris 1 fois sur 2 par jour (pour éviter les prises de poids et sous peine qu'ils explosent vu qu’ils mangent sans faim) le soir tout en aillant éteint l’éclairage qui est déconseillé lorsque les Xenopus sortent pour manger, il faut aussi arrêter la pompe pour éviter de la nourriture suive le courant et tombe dans le petit bac par l’intermédiaire de la cascade.
Il est en tout cas important de nourrir régulièrement ces grenouilles avec une nourriture variée. Si les granulés sont généralement assez équilibrés (encore qu'étudiés pour les poissons), il n'en va pas de même pour les autres nourritures, qui doivent donc être régulièrement alternées, sous peine de risques de carences alimentaires. Moi je les nourris une fois sur deux le soir avec des repas variés entre vers de vase, noix de st Jacques et vers de terre en général et en été un petit plus avec des insectes comme les moustiques et les mouches.
Mais en règle générale tout ce qui est carné et qui est à la taille de la bouche sera accepté : alevins, vers de terre, gammares, daphnies, têtards, morceaux de viande, morceaux de poisson, morceaux de crevettes, vers de vase congelés et morceaux de noix de st Jacques.
Le plus simple est la nourriture morte ou congelée. Pour éviter que la nourriture non consommée pourrisse dans un coin, on peut se fabriquer ou acheter une grande pince pour les nourrir comme cela on présente alors la nourriture, qui est rapidement consommée et on contrôle alors parfaitement l'alimentation. Moi je me sers d’une pince chirurgicale avec les bouts arrondis pour ne pas faire mal au Xenopus lorsqu’elles prennent la nourriture.
Concernant les vers de vase, ils ont une méthode extrêmement amusante lorsqu'on l'observe pour la première fois : Avec de rapides et puissants mouvement de leurs pattes avant, ils happent la nourriture qui est tombée sur le fond et avalent goulûment tout ce qui vient à leur bouche mais quand je leur présente des vers juste au dessus de leurs têtes ils deviennent des vrais prédateurs de proie morte, très agiles, d’un bond ils attrapent la nourriture donnée à la surface de l’eau directement avec leur bouche.
Il est toujours impressionnant de voir le ventre gonflé plein à
craquer d'un Xenopus ayant dévoré trop de vers de vases ! Ne donner que
la quantité de nourriture qui peut être absorbée en 15 minutes. Quand
vient l’heure du repas le fait de tapoter l’eau sert à les prévenir que
je vais les nourrir et ils viennent directement me manger dans la main
en m’arrachant parfois la nourriture des doigts grâce à leurs deux
pattes arrières palmées et griffues.
La nourriture doit être donnée de façon assez abondante, chaque jour. En
période de reproduction, il faut être particulièrement généreux. Bien
sur, cela n'arrange pas les problèmes de pollution de l'eau, d'où la
nécessité de changements fréquents.
Intervention hygiène
La dureté ou l'acidité de l'eau ne semblent pas des éléments fondamentaux. Sa propreté est par contre essentielle.
Il faut donc pratiquer des changements d'eau très importants vu que ces animaux sont de gros pollueurs et il est donc nécessaire de changer 50% de l'eau chaque mois après avoir siphonné les bacs et surtout d'avoir une bonne filtration avec une basse pression pour éviter les remous et nettoyer régulièrement 1 fois tous les 2 jours (masse filtrante, pompe et le tuyau), de préférence en après-midi ça gène moins les occupants du paludarium.
Pour l’entretien du verre vaporiser les vitres d’eau sans produit et pour enlever les saletés utiliser une mousse d’aquarium ou un rasoir lame toujours sans produit !
Bon à savoir
Ne pas relâcher des Xenopus dans la nature car ils pourraient faire de gros dégâts dans l'écosystème local.
Reproduction
Les Xenopus se reproduisent assez facilement en captivité. Pendant deux mois en hiver, abaissez la température autour de 17°C. Puis progressivement abaissez le niveau d'eau (12 cm ) et augmentez doucement la température vers 28°C.
Les mâles et les femelles sont assez faciles à sexer, du moins à partir de l'âge adulte. La femelle est très ronde, presque deux fois plus grande, à des sortes de vergetures sur le dos et son orifice cloacal est plus renflé. Le mâle est beaucoup plus maigre, beaucoup plus petit et en période de reproduction, il apparaît des zones noires sous ses pattes et ses doigts, ces zones sont en fait des bandes anti-dérapantes qui permettent aux grenouilles d'agripper puissamment les femelles .
Il est également plus bruyant. Son appel (sous l'eau) ressemble à un cliquetis. L’eau doit être calme, très propre, et la nourriture abondante. Les changements d'eau fréquents ne semblent pas les gêner. En général la reproduction a lieu la nuit, au calme.
La reproduction peut alors avoir lieu : le mâle agrippe la femelle, plusieurs centaines d’œufs, collants, sont expulsés par la mère. Les oeufs sont pondus un par un, et arrosés par le sperme du père au fur et à mesure. Et si tout se passe bien, vous retrouverez le lendemain matin des groupes de plusieurs centaines d’œufs prêts à donner des futures xenopus.
Des centaines d’œufs blancs accrochés solidement aux plantes !

Conclusion
Ces grenouilles sont idéales pour reconstituer un biotope africain de type cours d'eau. En revanche, elles imposent des conditions de maintenance assez strictes et délicates. On pourra citer les contraintes de nourriture (nourriture vivante conseillée, surgelée à défaut, pas de paillette ou granulé), d'habitat (galerie grillagée), de maintenance (température) et de cohabitation (taille, vivacité et agressivité des poissons associés).
La conclusion de cet article est que ces animaux, même s'ils apportent une touche d'originalité dans l'aquarium, sont à réserver à des aquariophiles expérimentés et passionnés qui s'intéressent à reconstituer un biotope. Toutefois, la grande disponibilité de ces animaux en animalerie, comme celle de poissons délicats comme les poissons-éléphants (avec lesquelles ces grenouilles se marient bien d'ailleurs), tend à prouver l'existence d'une importante clientèle (mal informée et inconsciente) pour ces adorables amphibiens... C'est bien regrettable car nous savons qu'un grand nombre d'entre eux ne survivra pas longtemps.
Qui n ‘a pas rêvé de disposer de nourriture vivante pour ses petits protégés ?
Faire éclore des œufs d’artémias est d’une simplicité enfantine, mais les faire grossir n’est pas si évident que ça. Après plusieurs expériences et surtout plusieurs échecs, j’ai décidé de m’y intéresser d’un peu plus près.
La manière traditionnelle des bouteilles renversées donne de très bons résultats d’éclosions. Mais si on choisit de porter à maturité ses nauplies mieux vaut opter dès le départ pour une alternative tout aussi simple mais bien plus efficace.
Voici donc ma technique, je n’ai pas la prétention de dire que c’est la meilleure, mais je la teste depuis plusieurs mois et mes résultats sont très bons.
Matériels nécessaires : - un petit bac de 25 litres
- chauffage de 100 Watts
- un bulleur
- 2 diffuseurs
- du PVC de 10 mm type komacel
- du filet à mailles de 1mm
Percer le PVC, préalablement coupé aux dimensions intérieures du bac, de 12 trous diamètre 3 mm, puis recouvrir les trous sur les deux faces avec le filet à mailles fines.
2) coller cette plaque à environ 1/3 de la longueur du bac avec du silicone spécial
verre . Les 2/3 restants sont à recouvrir d’adhésif noir sur les 3 faces.
3) Après quelques jours de séchage, préparer l’eau du bac a raison de 30g de sel de Guérande par litre.
4) Introduire l’eau dans le bac, puis placer les diffuseurs dans chaque partie de celui-ci, ainsi que le chauffage réglé à 27°C dans le compartiment occulté précédemment.
Pompe à Air
Chauffage Partie noire Diffuseurs
5) Après 24 heures les premières éclosions arrivent, à ce stade il ne faut surtout pas nourrir pendant 3 jours sous peine de pollution du bac et donc d’une forte mortalité.
6) Après ces 3 jours d’attente, il faut commencer à nourrir au liquizell de chez HOBBYt ce pendant 10 jours (la quantité dépend du volume du bac, il faut donc se référer à la notice explicative)
Personnellement je mets 4 gouttes 4 à 5 fois par jour. Déjà les nauplies grossissent.
7) Passé ce stade de 10 jours, je nourris au mikrozell jusqu’au stade adulte qui arrive environ 3 semaines après les premières éclosions
Mes artemias sont superbes avec cette méthode.
Je complète de temps en temps le volume avec de l’eau à 30g/litre de sel à cause de l’ évaporation.***
Ce système n’est pas spécialement conçu pour réaliser des économies mais uniquement pour disposer en permanence de nourriture vivante.
Le deuxième avantage lorsque le système est bien rodé, c’est qu’il suffit d’ajouter des œufs dans la partie obscure de temps en temps pour disposer en permanence d’ artemias en alternant liquizell et mikrozell.
J’espère que ce petit article vous aura donné envie de tenter l’expérience car je vous assure qu’il est aussi passionnant de voir grossir ses artemias que de voir grandir une floppée d’ alevins !!
*** Attention, ceci n’est pas à faire en bac marin, dans lequel on compense l’évaporation par de l’eau osmosée (sans sel). En ce qui concerne un bac à artemia, cette façon de faire est possible, car ces crevettes peuvent supporter de fortes doses de sel. Néanmoins, ne pas répéter ce complément salé plus de 2 ou 3 fois de suite.
Les premiers aquariums du début du siècle dernier n'étaient pas filtrés. Lorsque l'eau devenait trouble et nauséabonde, on procédait à un banal renouvellement (voir encore aujourd’hui avec les malheureuses boules à poissons rouge).
La filtration apparut avec la généralisation des pompes à air dans la décennie précédant la dernière guerre. Ces pompes servirent d'abord à alimenter des diffuseurs permettant l'oxygénation de l'eau. Très vite apparurent de petits filtres internes en Celluloïd (ancêtre de nos matières plastiques) fonctionnant sur le principe toujours d'actualité de l'exhausteur. Ces filtres étaient garnis de graviers et de sable, puis de laine de verre à partir des années 40. Ces filtres de petit volume avaient seulement pour rôle de maintenir la clarté de l'eau en retenant les particules en suspension (filtration mécanique). On recommandait de les nettoyer fréquemment. On recommandait aussi d'y placer du charbon actif sensé épurer l'eau des substances toxiques.
La notion de filtration biologique n'apparu qu'au cours des années 50 et surtout 60. Ce n'est qu'à partir de cette période, sous l'impulsion des observations et expériences réalisées dans les premiers grands aquariums publics, que l'on comprit l'importance de la biodégradation - détoxication bactérienne des déchets azotés dissous.
Le but de la filtration devint ainsi, non seulement mécanique, mais aussi biologique grâce à la présence d'une riche faune bactérienne hébergée au sein des matériaux filtrants.
Les étapes suivantes consistèrent dans la mise au point de systèmes permettant d'optimiser le contact eau - support bactérien tout en assurant les conditions les meilleures pour l'ensemencement, la nutrition et la multiplication d'une population bactérienne compétente.
FILTRATION MECANIQUE
On peut débarrasser l’eau des déchets et particules en suspension au moyen d’un tamis adapté, comme le perlon, un bas nylon ou le pain de mousse. Il est impératif que ces éléments soient accessibles car on doit les nettoyer une ou deux fois par semaine.
Le filtre sous sable peut être considéré comme une filtration mécanique, mais son colmatage rapide le rend vite inopérant et même dangereux, car, à ce moment, il faut remuer le sable, ses déchets et ses colonies de bactéries.
Dans tous les cas, ce type de filtration employé seul ne peut convenir qu’à des bacs très peu peuplés.
FILTRATION BIOLOGIQUE
Dans un circuit fermé comme un aquarium, le cycle de l'azote joue un rôle capital.
L'eau de l'aquarium est soumise en permanence au déversement de déchets organiques provenant du métabolisme des animaux, des excréments et desquamations, des surplus de nourriture, voire de corps cadavériques. Toutes ces substances sont constituées essentiellement de composés azotés organiques, les protéines. Ces déchets protéinés sont attaqués par de nombreuses bactéries au cours d'un processus oxydatif de décomposition organique qui, en plusieurs étapes, va aboutir à la formation de composés azotés minéraux.
C'est cette dégradation bactérienne qui constitue le but de tous les systèmes de filtration utilisés en aquariologie. Elle permet la détoxication décroissante par étapes successives.
La Nitrification conduit à l’apparition d’ammoniac, de nitrites, puis de nitrates, sachant que les deux premiers produits sont très dangereux pour la faune de l’aquarium et que les nitrates s’accumuleront de plus en plus si l’on ne procède pas à des changements d’eaux partiels et réguliers.
Il faut attendre entre 3 et 4 semaines pour observer un développement optimal de bactéries, et pour cela, il faut ensemencer l’aquarium et son filtre dès le 1er jour avec : des bactéries achetées en ampoules ou du matériel filtrant provenant d’au autre aquarium et des déchets organique qui vont entrer en putréfaction.
Lorsque le taux de nitrites baisse, on peuple avec des espèces résistantes en aérant l’eau fortement.
Sachez que l’équilibre réel ne sera atteint qu’au bout d’environ 6 mois et que, pendant ce temps, il faudra être très vigilant en testant régulièrement nitrates et nitrites. Le premier changement d’eau partiel n’interviendra qu’un ou deux mois après l’introduction des poissons.
FILTRATION DETOXICANTE
En plus des déchets azotés, l'eau de l'aquarium peut contenir diverses substances chimiques de toxicité plus ou moins forte.
Ces substances peuvent être exogènes, contenues dans l'eau du robinet (sels de métaux lourds) ou introduites dans l'aquarium ( médicaments, désinfectants ).
Elles sont surtout endogènes
phytotoxines sécrétées par les algues.
résidus ultimes non biodégradables des substances protéiques, en particulier des acides nucléiques, tels que dérivés phénolés et indolés. L'accumulation de ces dérivés se traduit par la coloration jaunâtre de l'eau surtout visible en eau de mer.
Le charbon actif peut être utilisé pour retenir un grand nombre de ces impuretés.
Il a aussi un effet détoxiquant vis à vis de nombreuses toxines produites par les animaux ou les algues.
Il neutralise de nombreux poisons chimiques qui peuvent accidentellement s'introduire dans l'eau ainsi que de nombreux médicaments et désinfectants.
Cependant, l'usage du charbon actif a été critiqué pour plusieurs raisons :
On lui a reproché d'adsorber l'oxygène.
On lui a reproché d'adsorber et de fixer de nombreux oligo-éléments indispensables à l'équilibre de l'aquarium et à la survie de ses hôtes. Les renouvellements partiels d'eau compensent, en principe, ces pertes. Par contre, il est vrai que l'usage permanent du charbon peut être responsable d'une carence en fer ionique, ce qui peut entraver le bon développement de la flore alguaire. Une surveillance du fer dissous est donc nécessaire et une adjonction de sels ferreux (chlorure de fer) sera faite au besoin de façon à maintenir la concentration entre 0,05 et 0,1 mg/l.
En général, le charbon activé est à remplacer tous les mois.
Il existe un test d'efficacité très simple à réaliser. Tant que le charbon est actif il empêche l'eau de jaunir du fait de l'adsorption des phénols. On utilise donc un test colorimétrique comportant une carte de plastique blanc et une carte de plastique jaune très pâle. Lorsque les deux cartes plongées dans l'eau semblent également jaunes lorsqu'on les observe à une cinquantaine de cm de distance, c'est que les phénols sont en excès et qu'il faut changer le charbon.
ATTENTION : Contrairement à certaines croyances, le charbon actif n'élimine pas les déchets azotés ( ammoniac, nitrites, nitrates ). II ne peut donc être utilisé sans l'association obligatoire d'un filtre biologique.
LES TECHNIQUES DE FILTRATION
Depuis l'origine de l'aquariophilie de nombreux systèmes ont été proposés.
Pendant longtemps, on a attribué à la filtration un rôle uniquement mécanique avec, pour but, la retenue des particules en suspension responsables de turbidité inesthétique de l'eau.
On se doutait bien que des substances toxiques s'accumulaient dans l'aquarium, mais sans trop savoir lesquelles. On pensait en épurer l'eau par le seul emploi du charbon actif.
Cependant, au cours des années 60, et surtout avec le développement de l'aquariologie marine, s'affirma progressivement l'importance du rôle biologique du filtre.
Actuellement, la filtration d'un aquarium associe
Une filtration mécanique destinée à maintenir l'eau cristalline.
Une filtration biologique ayant pour but l'épuration biochimique des déchets organiques.
Une filtration détoxicante destinée à neutraliser les poisons et toxines non biodégradables peut être utilisée en complément.
Ces trois techniques peuvent être associées ou non dans le même appareillage. Cependant, le plus souvent, l'association se limite aux filtrations mécanique et biologique, la filtration détoxicante étant installée en annexe des deux autres. En effet, cette filtration (sur charbon par exemple) ne doit plus être employée que de façon ponctuelle pour résoudre un événement particulier.
LE VOLUME DU FILTRE
Le volume total des masses filtrantes doit être adapté au volume de l'aquarium et à son peuplement. Cette notion est difficile à préciser. En principe, on ne devrait pas descendre au dessous du trentième du volume d'eau de l'aquarium. En fait, cela dépend de la technique utilisée, la surface de contact des masses filtrantes avec l'eau devant primer sur leur épaisseur.
Le débit intervient aussi pour une part importante. Il doit être, ni trop rapide, ni trop lent. Il n'y a pas de règle précise.
LES MATERIAUX DU FILTRE MENANIQUE
Ils ont pour but de retenir les grosses particules de façon à ne pas colmater les mailles étroites du précieux filtre biologique qui leur succède. Ce matériau doit présenter une bonne perméabilité pour empêcher seulement le passage des particules de plus de 0,5 mm de diamètre. Il peut être constitué de :
Sable grossier formé de gros grains de quartzite : parfait mais difficile à manier pour l'entretien, à moins d'enfermer le sable dans une poche ou un réservoir perforé.
Bloc de mousse : mais se colmate rapidement et nécessite de fréquents nettoyages. A réserver de préférence à la partie biologique du filtre.
Tissu synthétique : les tapis de fibres synthétiques et minérales utilisés dans les revêtements routiers comme sous-couche au bitume donnent toute satisfaction (BIDIM). De faible épaisseur, le BIDIM est vendu en rouleaux de 50 m dans le commerce du bâtiment. Il se découpe facilement avec des ciseaux ou un "cutter". Il est efficace et bon marché, ce qui permet de le changer aussi fréquemment que nécessaire ( toutes les deux semaines environ).
Poche nylon : On utilise tout simplement une chaussette ou un bas que l'on enfile sur le tuyau ou siphon venant de l'aquarium. Ce système a l'avantage de permettre une bonne surveillance du colmatage. En principe, la chaussette doit être changée au moins une fois par semaine, voire tous les jours dans les grosses installations.
Il ressort de tout ceci que les matériaux du filtre mécanique doivent être changés fréquemment, ce qui est un gros handicap lorsqu'on utilise des filtres type cuve " cannister".
En effet, ces filtres nécessitent le désamorçage, la purge et l'ouverture (le tout suivi ensuite des opérations inverses) à chaque changement de masse filtrante. Ceci entraîne des manipulations fastidieuses qui perturbent à chaque fois l'équilibre biologique. Leur emploi est donc à proscrire en aquariologie marine.
LES MATERIAUX DU FILTRE BIOLOGIQUE
Rappelons que le but est d'y acclimater le maximum de bactéries dénitrifiantes. Nous ne parlerons pas ici du rôle de ces bactéries amplement décrit dans le chapitre consacré à l'épuration des déchets azotés. Nous n'aborderons ici que la partie technique.
Choix des matériaux
On peut utiliser le coton de perlon, matériau neutre facile d'emploi car très léger.
Malheureusement, ce matériau ne forme pas une masse homogène. Il a une fâcheuse tendance à se tasser en bourres irrégulièrement réparties, d'où mauvaise répartition du courant aqueux.
On lui préfère actuellement les pains de mousse de polyester de 6 à 8 cm d'épaisseur.
C'est un matériau léger, homogène, facile à travailler, spongieux, parfaitement élastique, lavable et essorable. Il s'adapte à toutes les formes et volumes de filtre. Il faut cependant veiller à n'utiliser que des mousses de qualité alimentaire, les autres pouvant contenir des résidus toxiques de fabrication. Toujours les laver abondamment avant usage. Lorsqu'elles sont encrassées, elles peuvent être lavées en machine, bien évidemment sans lessive. Il faut impérativement employer une machine qui sera exclusivement réservée à cet usage. Préférer les mousses de structure très fine et compacte car elles se délitent moins au lavage en machine et durent ainsi plus longtemps. Pour obtenir une coupe très précise, les mousses seront mouillées puis congelées. Il est ensuite facile de les débiter avec une scie à métaux ou un couteau pour surgelés ou de les percer avec une mèche à bois.
En fait, le meilleur des matériaux filtrant courant reste le sable de quartzite de granulométrie moyenne (grains de deux à 3 mm). C'est le matériau le plus naturel, le plus neutre et le plus sain. Sa structure de grains irréguliers à larges surfaces développées anguleuses en font un support idéal de fixation pour les bactéries. Si l'on doit préférer en eau de mer le quartz au sable de corail, c'est qu'il est très important pour obtenir le rendement maxima du lit bactérien aérobies que la surface des grains soit imperméable à l'eau, de façon à ce que les bactéries soient strictement localisées en mince pellicule à leur surface. Cette situation assure le contact maximum avec les substances à bio-dégrader, ceci dans des conditions d'oxygénation optimales. Les seuls défauts du sable sont le poids et les difficultés de manutention en rapport avec la structure même du matériau.
La laine de verre, très utilisée autrefois, a été abandonnée au profit du perlon qui est de manipulation plus agréable et moins irritante pour les mains et les muqueuses. Cet abandon est injustifié car c'est incontestablement le plus efficace des matériaux synthétiques filtrants et celui qui donne à l'eau une clarté incomparable. On lui a reproché de léser les muqueuses branchiales des poissons du fait de la libération dans l'aquarium de micro-spicules pointues. Ceci n'a, en fait, jamais été vérifié par les anciens aquariologues. Il suffit d'arroser la laine de verre avant usage pour qu'elle ne pose plus de problèmes de manipulation. Dès qu'elle est dans l'eau, elle se tasse suffisamment et ne libère pas de particules blessantes. Malheureusement ce tassement est souvent très important d'où le risque de colmatage et de création de poches sous-oxygénées si l'épaisseur de la couche dépasse quelques centimètres.
C'est toujours dans le dessein d'obtenir la plus grande surface possible de contact bactéries/eau qu'ont été mises au point par la société DUPLA des sphères en plastique parfaitement neutre hérissées d'ergots dont le nombre, la taille et le positionnement ont été savamment calculés pour réaliser la plus grande surface développée possible. Ces billes biologiques ou "BIOBALLS" (nommées par les français "hérissons" ) constituent un des meilleurs supports bactériens connu actuellement. On en trouve dans le commerce spécialisé. C'est un produit onéreux mais qui offre l'avantage d'être inusable et inencrassable. On trouve aussi dans le commerce aquariophile d'autres matériaux basés sur le même principe (TRI-PACKS, BIO-SPHERES).
Le dernier né des matériaux proposés dans le commerce aquariologique, le SIPORAX fabriqué par les établissements SCHOTT, est constitué de granulés de verre fritté silicaté à pores ouverts. Le verre fritté présente une structure poreuse qui offre une grande surface de fixation aux bactéries. Un seul gramme a une surface développée de plus de l m2. Il peut être employé dans tous les types de filtres.
Plus économiques et tout aussi valables sont les granulés BIO-GROG en céramique poreuse.
Tous ces produits commerciaux peuvent être remplacés, par défaut, par d'autres matériaux neutres comme des billes de verre, de la céramique concassée, du tuyau de PVC coupé en petits morceaux, des anneaux de rideau, des bigoudis pour cheveux, tout ceci à la condition d'être parfaitement sûr de la neutralité chimique de la matière dont ils sont composés.
Entretien des matériaux du filtre biologique
Le maintien du pouvoir biodégradant tient en quelques points.
L'obscurité. C'est un facteur essentiel pour la bonne multiplication des bactéries aérobies. La paroi des filtres bactériens sera donc opacifiée. Le filtre sera, de préférence, placé dans un endroit sombre. Une lumière de faible intensité est cependant tolérée car elle ne pénètre pas au sein des masses filtrantes.
L'accès facile aux masses filtrantes pour leur remplacement. C'est un point important pour le contrôle de la perméabilité des matériaux filtrants et leur nettoyage éventuel. Ainsi, autant il est facile de changer un pain de mousse, autant il est difficile de nettoyer un filtre à sable.
Nettoyage. Il ne faut jamais intervenir sur un filtre qui fonctionne bien et dont le débit reste bon. La filtration mécanique placée en amont est là pour éviter le colmatage. Elle seule sera changée régulièrement. Les masses filtrantes des compartiments biologiques d'un filtre bien conçu ne se changent JAMAIS. Au cas où une intervention s'avère nécessaire, il faut toujours réutiliser le maximum des vieilles masses filtrantes après leur simple lavage-essorage à l'eau douce à température ambiante. Si l'on utilise uniquement la mousse synthétique qui a tendance à se colmater rapidement dans le filtre mécanique, on peut procéder à un changement tournant, les vieilles mousses colmatées du filtre mécanique étant remplacées par celles du filtre biologique, elles-mêmes remplacées par des mousses neuves. La mousse neuve se trouvera naturellement réensemencée par les bactéries provenant des anciennes mousses réutilisées en amont.
*** Merci de l’aide apportée par Claude VAST, Président de la Fédération et rédacteur d’un livret technique consacré à la filtration.
Charbon actif : pour ou contre ?
Le charbon actif peut être utilisé pour retenir un grand nombre d'impuretés.
Il a aussi un effet détoxiquant sur les nombreuses toxines produites par les animaux ou les végétaux. Il neutralise de nombreux poisons chimiques introduits accidentellement ou non ( médicaments et désinfectants). Cependant, l'usage du charbon actif a été critiqué pour plusieurs raisons :
il absorberait l'oxygène et les nombreux oligo-éléments indispensables à l'équilibre de l'aquarium . Les renouvellements partiels d'eau compensent, en principe, ces pertes. En revanche, il est vrai que l'usage permanent du charbon peut être responsable d'une carence en fer ionique, ce qui peut entraver le bon développement des végétaux .
En générai, le charbon activé est à remplacer tous les mois. Il existe un test d'efficacité très simple à réaliser. Le charbon actif absorbe les phénols, responsables du jaunissement de l'eau. On plonge à demi une feuille de plastique blanc dans l'eau et on compare les deux moitiés. Si la partie immergée est jaunâtre, les phénols sont en excès et il faut changer le charbon.
ATTENTION : le charbon actif n'élimine pas les déchets azotés ( ammoniac, nitrites, nitrates ). II ne fait que compléter l'action du filtre biologique. Il n'est d'ailleurs pas obligatoire si le bac est peu peuplé et bien planté.
Il me reste du charbon de notre dernier barbecue . Je peux m'en servir ?
NON. Il contient trop de goudrons et ne présente pas assez de surface pour être efficace!
Le charbon actif est vraiment spécifique. Pour l'obtenir, on procède en deux étapes:
D'abord la calcination, ça, c'est comme pour les merguez estivales.
Puis une seconde combustion à 1000°C ( l'activation), effectuée dans un courant d'air et de vapeur d'eau, injectés sous pression . Les goudrons sont expulsés et des millions de microscopiques alvéoles apparaissent à la surface du charbon, augmentant sa surface et son pouvoir absorbant.
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NB: les propriétés absorbantes du charbon sont connues depuis toujours. Les anciens égyptiens en faisaient déjà usage. On a même découvert qu'il était naturellement utilisé par des perroquets ou des singes quand ils ingèrent des graines ou des racines toxiques !
Annick HENRY
Les premiers aquariums du début du siècle dernier n'étaient pas filtrés. Lorsque l'eau devenait trouble et nauséabonde, on procédait à un banal renouvellement (voir encore aujourd'hui avec les malheureuses boules à poissons rouges).
La filtration apparut avec la généralisation des pompes à air dès 1930. Ces pompes servirent d'abord à alimenter des diffuseurs permettant l'oxygénation de l'eau. Très vite apparurent de petits filtres internes en Celluloïd (ancêtre de nos matières plastiques) fonctionnant sur le principe toujours d'actualité de l'exhausteur. Ces filtres étaient garnis de graviers et de sable, puis de laine de verre à partir des années 40. Ces filtres de petit volume avaient seulement pour rôle de maintenir la clarté de l'eau en retenant les particules en suspension (filtration mécanique). La notion de filtration biologique n'apparut qu'au cours des années 50 et surtout 60. Ce n'est qu'à partir de cette période, sous l'impulsion des observations et expériences réalisées dans les premiers grands aquariums publics, que l'on comprit l'importance de la biodégradation - détoxication bactérienne des déchets azotés dissous. Le but de la filtration devint ainsi, non seulement mécanique, mais aussi biologique grâce à la présence d'une riche faune bactérienne hébergée au sein des matériaux filtrants. Actuellement, la filtration d'un aquarium associe
• Une filtration mécanique destinée à maintenir l'eau cristalline.
• Une filtration biologique ayant pour but l'épuration biochimique des déchets organiques.
• Une filtration détoxiquante destinée à neutraliser les poisons et toxines non biodégradables peut être utilisée en complément.
Filtration mécanique
On peut débarrasser l'eau des déchets et particules en suspension au moyen d'un tamis adapté, perlon ou pain de mousse. Il est impératif que ces éléments soient accessibles car on doit les nettoyer une ou deux fois par semaine. Le filtre sous sable peut être considéré comme une filtration mécanique, mais son colmatage rapide le rend vite inopérant et même dangereux, car, à ce moment, il faut remuer le sable, ses déchets et ses colonies de bactéries.
Dans tous les cas, ce type de filtration employé seul ne peut convenir qu'à des bacs très peu peuplés. A nettoyer régulièrement
Filtration biologique
L'eau de l'aquarium est soumise en permanence au déversement de déchets organiques provenant du métabolisme des animaux, des excréments et desquamations, des surplus de nourriture, voire de cadavres . Toutes ces substances sont constituées essentiellement de composés azotés organiques, les protéines. Ces déchets protéines sont attaqués par des bactéries au cours d'un processus oxydatif de décomposition organique qui, en plusieurs étapes, va aboutir à la formation de composés azotés minéraux, le fameux « cycle de l'azote ». C'est cette dégradation bactérienne qui constitue le but de tous les systèmes de filtration utilisés en aquariologie. Matériaux proposés au club: mousse à petits trous, « macaroni » en céramique, pouzzolane.
Filtration détoxiquante
En plus des déchets azotés, l'eau de l'aquarium peut contenir diverses substances chimiques de toxicité plus ou moins forte. Ces substances peuvent être exogènes, contenues dans l'eau du robinet (sels de métaux lourds) ou introduites dans l'aquarium (médicaments, désinfectants). On utilise dans ce cas le fameux charbon actif.
Ces trois techniques sont souvent associées dans le même appareillage.
Le volume du filtre
Le volume total des masses filtrantes doit être adapté au volume de l'aquarium et à son peuplement. Cette notion est difficile à préciser. En principe, on ne devrait pas descendre au dessous du trentième du volume d'eau de l'aquarium. En fait, cela dépend de la technique utilisée, la surface de contact des masses filtrantes avec l'eau devant primer sur leur épaisseur.
Le débit intervient aussi pour une part importante. Il doit être, ni trop rapide, ni trop lent. Il n'y a pas de règle précise.
Entretien des matériaux du filtre biologique Le maintien du pouvoir biodégradant tient en quelques points. L'obscurité. C'est un facteur essentiel pour la bonne multiplication des bactéries aérobies. La paroi des filtres bactériens sera donc opacifiée. Le filtre sera, de préférence, placé dans un endroit sombre. Une lumière de faible intensité est cependant tolérée car elle ne pénètre pas au sein des masses filtrantes.
L'accès facile aux masses filtrantes pour leur remplacement. C'est un point important pour le contrôle de la perméabilité des matériaux filtrants et leur nettoyage éventuel. Ainsi, autant il est facile de changer un pain de mousse, autant il est difficile de nettoyer un filtre à sable.
Le nettoyage.
Il ne faut jamais intervenir sur un filtre qui fonctionne bien et dont le débit reste bon. La filtration mécanique placée en amont est là pour éviter le colmatage. Elle seule sera changée régulièrement. Les masses filtrantes des compartiments biologiques d'un filtre bien conçu ne se changent JAMAIS. Au cas où une intervention s'avère nécessaire, il faut toujours réutiliser le maximum des vieilles masses filtrantes après leur simple lavage-essorage à l'eau douce à température ambiante. Si l'on utilise uniquement la mousse synthétique qui a tendance à se colmater rapidement dans le filtre mécanique, on peut procéder à un changement tournant, les vieilles mousses colmatées du filtre mécanique étant remplacées par celles du filtre biologique, elles-mêmes remplacées par des mousses neuves. La mousse neuve se trouvera naturellement réensemencée par les bactéries provenant des anciennes mousses réutilisées en amont.
Merci de l'aide apportée par Claude VAST, Président de la Fédération et rédacteur d'un livret technique consacré à la filtration
Henri RENARD
Lacs Malawi, Tanganika ou Victoria, ces noms sont souvent synonymes de « surtout pas de plantes dans le bac ».

anubia crinum
Il faut en effet savoir que dans leurs biotopes formés de roches, graviers et éboulis, ces poissons rencontrent rarement des plantes, sauf quelques roseaux ou Vallisneria . Dans la nature, ils consomment crustacés, invertébrés, poissons et algues.
En ce qui nous concerne, nous qui ne sommes pas forcément des puristes inconditionnels, il sera tout de même bon de placer quelques plantes dans le bac, ne serait-ce que pour épurer les nitrates et obtenir un bon équilibre biologique, ou tout simplement pour l'esthétique. Bien sûr, il faudra choisir des espèces solides aux feuilles épaisses, ou des plantes flottantes, ou bien encore des plantes qui ne sont pas du goût de nos Cichlidés.
Quelles plantes ?
Crinum, Vallisneria , Cryptocorynes (affinis, undulatum, petchi, wentdii...)
Ceratophyllum (grosse consommatrice de nitrates)
Lotus (qui ont généralement une odeur repoussante pour ces poissons)
Anubias et Microsonum (que l'on attachera aux pierres)...
Cette liste n'étant pas limitative.

Ceratophylle microsorium
Afin de protéger les racines et pour éviter les arrachages, on placera quelques galets autour des collets.
Quel décor ?
Des roches, essentiellement calcaires, que l'on empilera et que l'on consolidera avec de la colle pour aquarium (bien penser à . poser les plus lourdes directement sur le fond du bac et non sur le sable). Du sable de fine granulométrie pour les poissons fouisseurs.
Des coquilles (escargot de Bourgogne, bulot) pour les espèces conchylicoles (genre Neolamprologus).

Neolamprologus brevis
Si finalement , vous êtes un « pur » parmi les puristes et ne désirez pas
planter votre bac, il vous faudra préparer régulièrement des épinards ou de la
laitue cuite ; de plus, un complément de fer chélaté sera toujours le bienvenu
pour compenser le manque de fer dû à l'absence de plantes (à appliquer également
si les poissons grignotent les feuilles).

Neoîamprologus leleupi
N.B. : en ce qui concerne l'éclairage pour ces plantes, une intensité d'environ 1 Watt par 4 litres devrait suffire et enfin : ne nourrissez pas ces Cichlidés avec des vers de vase (les graisses s'accumuleraient dans le foie et le foie gras de Lamprologus n'est pas consommable).
Henri RENARD
C'est souvent le côté le plus fastidieux, et forcément le moins suivi.
J'entends souvent dire: « je rajoute de l'eau toutes les semaines et ça marche... » Jusqu'au jour où rien ne va plus ! Et pourtant vous n'avez apporté aucune modification, pas un poisson, pas une plante ...
Il faut bien avoir en tête que l'aquarium est un endroit strictement étanche, du moins je vous le souhaite. Tout ce qu'on y introduit restera dans la cuve, exceptées les molécules en phase gazeuse ( oxygène et gaz carbonique, par exemple) Les nitrates, les phosphates, pour ne citer qu'eux, vont s'accumuler progressivement de manière invisible, sans odeur et sans couleur. S'en débarrasser n'est pas facile et implique l'achat de matériaux spéciaux assez chers; le plus simple est encore d'éviter leur concentration en changeant l'eau.
Ne pas confondre avec un appoint d'eau: cet apport d'eau propre ne changera pas le taux de phosphates d'un iota ; il faudra d'abord vider une partie de l'aquarium, idéalement 10% par semaine.
On peut éviter de stresser tout le monde en préparant l'eau 24 h avant la corvée. Mettre l'eau dans un récipient.
L'agiter avec une petite pompe de brassage ou un aérateur fera disparaître le chlore .
En version DeLuxe: L'élever à la même température que le bac en utilisant un thermoplongeur.
Profitez de la séance pour optimiser l'évacuation de l'eau en siphonnant le fond ou tout endroit mal brassé .
Bricolez une cloche à vase avec un tuyau et un flacon en plastique qui aura le mérite de laisser le gravier dans l'aquarium.
On vend également des poires pour amorcer le siphon.
Et puisque vous aurez de toute façon ouvert le bac…et les mains mouillées, saisissez l’occasion pour jardiner : taille,
bouturage, marcottage redonneront du peps à vos végétaux (arrêtez les pompes et laissez décanter ¼ d’heure avant
de procéder au siphonnage..)
Ah, j’oubliais : prévoir un GRAND seau d’eau pour récupérer l’eau évacuée il est rare que l’on dispose d’un siphon
de sol au salon.
Annick HENRY

On voit sur ce graphique, que le taux de nitrites atteint son maximum au 26ème jour pour chuter rapidement : les bactéries s'installent et se mettent à I' oeuvre. Elles oxydent les nitrites (NO2-) qui se transformeront en nitrates (NO3-).
Ces formules sont pénibles à retenir. Trop semblables, pour des effets très opposés dans l'aquarium . J'ai un truc que je donne aux « p'tits nouveaux » qui achètent les tests indispensables quand on installe un nouveau bac :
Soit un très méchant NO2- qui se prend une rafale d'oxygène tirée à bout portant par un vaillant Nitrobacter, qui le transforme illico en gentil N03-.
On peut accélérer le processus en introduisant les bactéries sans attendre qu'elles viennent toutes seules: on ensemence l'aquarium et son filtre dès le 1er jour avec des bactéries en ampoule, le fameux BIODIGEST et du matériel filtrant provenant d'un autre aquarium. Ajouter une moule ou quelques paillettes activera la prolifération bactérienne. Le bac peut être planté dès le début si l'eau est à bonne température.
Lorsque le taux de nitrites a baissé, on peut commencer le peuplement du bac. Poissons en petit nombre, réputés résistants, tout en aérant l'eau fortement.
Sachez que l'équilibre réel ne sera atteint qu'au bout de 6 mois et qu'il faudra rester vigilant en testant régulièrement les taux de nitrates et de nitrites. Les nitrates (NO3-) ne sont pas toxiques, mais leur concentration fait courir un risque à l'équilibre du bac . D'où la nécessité de renouveler l'eau régulièrement.
Pour le moment, le bac étant nouveau, le changement d'eau est à proscrire et commencera à partir du 3éme mois de fonctionnement.
Annick HENRY
Mes poissons sont tous à la surface.
Ils manquent d'air car la température de l'eau est trop élevée. Aérer au maximum: les poissons supporteront la chaleur si l'eau est suffisamment oxygénée.
La pompe ne brasse plus ou pas assez. Pensez à démonter régulièrement la pompe pour nettoyer le rotor sans oublier d'écouvillonner les tuyaux. Remédier au colmatage de la crépine ou du pré-filtre. Créez un courant de surface pour casser l'éventuel film bactérien qui empêche l'air de passer dans l'eau .
Mes poissons ne se montrent plus.
Quelque chose les stresse. Un nouveau poisson, mal choisi, peut faire régner la terreur. Une récente acquisition a surpeuplé l'aquarium... Si aucun animal n'a été introduit, il faut rechercher un agent polluant introduit ou se développant dans le bac ( aérosol domestique, poisson décomposé, excès de nourriture). Tester immédiatement les nitrites. Si le test est positif, changer au moins 30% de l'eau en siphonnant le fond, réensemencer en bactéries nitrifiantes, augmenter l'aération et le brassage en mettant le tuyau de sortie de la pompe en surface ou en installant un « bulleur ». Le charbon actif, placé dans le filtre, s'impose. Ne pas nourrir les 2 ou 3 jours suivants.
Mes poissons ne nagent plus comme avant
En effet, tout changement de comportement est inquiétant. Si une seule bête est atteinte, il faudrait l'isoler dans un petit bac « hôpital » . Si tous les poissons sont concernés, une épidémie s'est probablement déclarée dans le bac. Il faut identifier les symptômes, pas facile, surtout quand on manque d'expérience ! Bien observer ses pensionnaires: ils sont peut-être couverts de minuscules points blancs. Il s'agit d'un parasite très contagieux qui se développe spontanément suite à un refroidissement brutal (panne de chauffage, ajout d'eau trop froide), d'un stress quelconque ( j'ai vu un bac tomber malade quand nous avions utilisé un marteau pneumatique dans la pièce en dessous !) ou par l'introduction d' un nouveau poisson. Traiter le bac avec le produit approprié, élever la température de 2 °C, augmenter l'aération. Ne pas oublier de retirer le charbon actif ( il va absorber le médicament !)
Nageoires collées, mousse sur le corps: un antiseptique ou un antifongique peuvent s'avérer efficaces. L'adjonction de sel non-iodé peut aider à la guérison ( 1 à 5 g/litre). Si les poissons vont mieux, remettre le charbon, changer 30 %d'eau (à bonne température !), réensemencer en bactéries.
Pour ne pas épouvanter davantage notre pauvre apprenti aquariophile, j'assure qu'un poisson sain dans un milieu sain a un système immunitaire qui l'empêche le plus souvent de tomber malade. Au club, où nous maintenons pourtant plus de 70 bacs, l'usage de médicaments est rare et se réduit aux « anti-points blancs » après un arrivage parfois douteux...
Les poissons fort heureusement en quarantaine, ne contamineront pas leurs copains acclimatés. Il faut en effet savoir que la plupart des maladies se déclare chez les animaux récemment arrivés. Stressés par le voyage et les manipulations, ils sont affaiblis et peuvent développer des pathologies, visibles seulement 2 ou 3 jours plus tard. Acheter un poisson qui vient d'arriver fait donc courir à votre aquarium un risque inacceptable !
Les médicaments utilisés en médecine humaine.
Amoxicilline, flubendazole, metronidazole, sulfame-thoxazole peuvent aussi servir, mais il convient de bien en connaître les indications thérapeutiques ... et maîtriser le dosage.
A ce stade, on quitte le domaine de l'aquariophilie . Administré par un non-spécialiste, le remède pourra s'avérer tout à fait mortel. Garder en mémoire qu'en aquariophilie aussi, les antibiotiques ne sont pas automatiques !
Quelques bons conseils
Ayant élevé 5 enfants et une bonne trentaine d'aquariums, j'ai un peu de recul !
Commencer par introduire quelques poissons seulement, réputés faciles à maintenir , de préférence. Le cycle de l'azote qui s'est installé dans votre bac est tout récent. Il faudra encore au moins 6 mois pour parler d'équilibre biologique.
Chaque traitement médicamenteux peut tout enrayer . L'aquarium est fichu et vous devrez tout recommencer, y compris la mise en route du cycle, si vous n'êtes pas écœuré de l'aquariophilie pour toujours! Assurez-vous que les poissons que vous achetez subissent une quarantaine avant d'être mis en vente. Ils doivent être vifs, colorés et fuir devant l'épuisette.
N'hésitez pas à vérifier régulièrement la qualité de l'eau. Tout particulièrement le taux de nitrites. Les tests doivent être négatifs à chaque fois. Dans quelques mois, d'autres paramètres ( nitrates, phosphates en particulier), devront être maîtrisés si vous voulez un aquarium splendide . Mais il faut d'abord passer avec succès l'étape de la maturation.
Imaginez votre aquarium comme un bébé :
Les futures mamans sont bien obligées, elles aussi, d'attendre ... 9 mois. C'est long. Et sans pouvoir observer, ou seulement à l'occasion de quelques échographies, le petit monde dont elles ont désormais la charge!
Tout comme le petit d'homme, vôtre bébé aquarium va évoluer. Le processus est long , complexe, mais infiniment efficace. A condition d'en respecter les mécanismes, à défaut de les comprendre !
Annick HENRY
L'axolotl, dont je suis immédiatement tombée amoureuse, me regardait de ses petits yeux tout ronds dans un bac du club. Étonnante, la bestiole. Une allure de lézard, mais avec une queue de têtard, une grosse tête nimbée de délicates fanfreluches.

Avant de serrer la tite bébête contre mon cœur (c'est une image !), j'ai pris quelques renseignements .
L'Axolotl (Ambystoma mexicanum) est un urodèle comme les salamandres (un groupe de batraciens). Le terme Axolotl est d'origine nahuatl; il se compose de "atl" signifiant eau et de "xolotl" pour chien.
Il a aussi pour origine le nom du dieu de la mort aztèque nommé Xolotl, qui selon la légende prit la forme de cet amphibien afin d'échapper à l'exil et fut tué pendant sa tentative. Très aztèque, tout ça !
A noter
Activité nocturne très importante,
immobile on presque dans la journée et caché dans les recoins sombres.
jeûne possible pendant 1 mois .
très sensible aux variations de son environnement (bruits) reconnaît l'approche de la personne qui le nourrit. Peut vivre 25 ans dans de bonnes conditions
Temp idéale : 17/18 °c
Eau neutre, sans trace de chlore
taille adulte : entre 15 et 25 cm

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Mon paludarium, qui va vite devenir trop petit si mon pépère continue à prospérer! La dame n 'est pas prévue dans l'immédiat, on s'en doute... |
C'est bon, je sais faire, mes xenopus m'ayant appris ce qu'est un « palu ». Je passe désormais des heures en compagnie de mon « Axo ». j'adore sa petite bouille semblant sourire en permanence mais à laquelle il ne faut pas se fier !

Si mon axolotl ne mord jamais ma main, elle (ou plutôt il, car ses attributs virils sont apparus récemment ...), donc, « il » fait preuve d'une terrible voracité et tente de happer tout repas potentiel. Il ingère la nourriture dans son estomac en créant une dépression. Plouf. C'est avalé. C'est pourquoi il est préférable de ne pas faire cohabiter un axolotl avec d'autres animaux car tout ce qui se révèle plus petit finira forcément dans son ventre (même ses congénères).
Ce que je lui donne à manger ?
Je le nourris avec des granulés à base de poissons mais également des vers de terre, des vers de vase, crevettes, moules et autres fruits de mer décongelés. Toujours au crépuscule. Ne pas oublier que les axolotls sont des prédateurs nocturnes. J'ai installé une annexe dans mon paludarium à xenopus. Un espace de nage , des plantes palustres, des cachettes faites de galets et de racines sans arêtes coupantes (les axolotls sont assez indolents, mais ils piquent parfois des sprints à travers le bac ). Hormis des galets ronds, le fond du bac est nu , ces « goinfres » ayant trop tendance à avaler le gravier au péril de leur vie.
Je fais des changements d'eau régulier (20%/semaine), utilisant ma carafe filtrante « Brita ». Rappel : pas de chlore ! Je n'ai encore jamais eu de reproduction, et pour cause : Adam n'a pas encore son Eve.
Voilà ce qu'il devrait se passer, d'après mes lectures : Les Axolotls sont très sensibles aux changements de saison et la meilleure période pour la reproduction se situe entre janvier et juin. Réunion des 2 partenaires dans la quiétude et la pénombre ; panade, le mâle flaire la femelle dont les branchies rougissent! 24h après, dépôt des spermatophores par le mâle (5 en moyenne). Autofécondation de la femelle qui happe l'apex du spermatophore avec son cloaque. Les Axolotls sont des ovovivipares (l'incubation des oeufs se fait dans les voies génitales de la femelle). Pas de frai, donc, mais des bébés tout de suite. Pour avoir plus de chance d'obtenir un accouplement il est préférable de mettre une femelle avec plusieurs mâles. I
Les mâles et les femelles sont assez facile à sexer, du moins à partir de l'âge adulte. Comme tous les urodèles, la femelle est très ronde, et son orifice cloacal est peu renflé. Le mâle est beaucoup plus maigre, et son orifice cloacal est bordé de 2 énormes lèvres.
Aucun comportement parental, les larves se débrouillent seules. Il est donc préférable de les placer hors d'atteinte des parents pour les conserver.
Les particularités de l'axolotl sont assez extraordinaires: néoténie et régénération.

Mon axolotl est un animal néoténique, c'est à dire qu'il garde des caractères physiques considérés comme juvéniles toute sa vie, à savoir les branchies externes, déployées en plumeaux sur les côtés de la tête (les fanfreluches ). Ils possèdent des ébauches de poumons, dont la seule fonction hydrostatique rappelle la vessie natatoire des poissons. Les autres batraciens, comme les grenouilles, développent systématiquement des poumons en devenant adultes. Plus étonnant encore, les axolotls peuvent aussi devenir pulmonés si le biotope vient à changer: chaleur et donc assèchement du milieu les transforment en animaux terrestres. Remarquable adaptation au changement climatique I Les petits nés d'axolotls terrestres seront toujours néoténiques.
Autre particularité qui fait le délice des chercheurs: leur capacité de régénération . On connaît tous le lézard et sa queue qui repousse, de la rigolade pour nos axolotls, qui voient repousser leurs membres, leurs yeux, voire une partie du cerveau en cas d'accident ; on a également constaté une exceptionnelle tolérance aux greffes. On comprend mieux l'intérêt que suscite l'animal dans le milieu médical ...aussi!
Electre OLIVESI
Vous avez passé des jours à peaufiner votre aquarium qui fait sans conteste l'admiration de tous les visiteurs. Vous pouvez même faire sourire vos copains s'ils découvrent le petit carnet où vous notez scrupuleusement les dates de changement d'eau, entre autre. C'est sûr, vous pouvez être fier de votre réalisation et c'est avec un plaisir inontestable que vous passez des heures en face de votre aquarium, à ne rien faire.
A ne rien faire ? pas si sûr.
Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les malheurs de nos amis enfin de retour.
Filtration arrêtée, eau trouble, plantes pourrissantes, cadavres méconnaissables ...
Évidemment, le copain, à qui vous avez confié vos clefs, n'a pas réagi quand la pompe de filtration ne faisait plus entendre son ronronnement ... c'était donc si important, que le machin ne fasse plus de bruit ?
Les mousses de filtration sont engorgées par l'excès de nourriture donnée à vos bestioles qui en profiteront forcément pour abuser le fameux copain qui pensera que - décidément, vous deviez les laisser crever de faim, à les voir se ruer sur les paillettes. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'un poisson ignore la satiété et qu'il est capable de « bouffer à s'en faire crever ». L'eau d'ordinaire si cristalline, a pris une légère teinte jaunâtre, mais la différence est si subtile! Après tout, les poissons, ça pisse dedans, alors, ça doit être normal.
On peut même imaginer que votre brave pote soit accompagné de sa tendre épouse. Sachant votre retour imminent, ils vous font une surprise : grand nettoyage. Mousses bien javellisées pour qu'elles retrouvent leur belle couleur bleue d'origine, suivi d'un copieux changement d'eau. Et vu l'état de l'aquarium, il a fallu le faire deux ou trois fois de suite, pas moins. Sans mouiller la moquette. Quelle idée de s' em... avec un aquarium, j'te jure !
Je ne parlerai même pas du tube fluo. Qui, excepté le propriétaire du bac, peut raisonnablement s'apercevoir du manque de lumens? Les plantes, on les avait oubliées, celles-là, qui vont se mettre à pourrir, histoire d'encrasser la filtration encore un tantinet, si toutefois elle tourne encore.
Vous pouvez penser que j'exagère. Oui, un peu.
Parce qu'il est assez rare que tout se détraque simultanément. .. Quoique, avec l'effet papillon ! Faut-il donc ne plus jamais partir ? Ne dramatisons pas.
Si j'ai noirci le trait, c'est d'abord parce que j'adore les polars. Mais c'est aussi pour vous assurer que vous avez, implicitement ou non, une somme de connaissances dont vous faites régulièrement la synthèse: la vitalité de vos pensionnaires, le bruit des bulles ou du courant, la clarté de l'eau, la luminosité des plantes, la propreté du gravier.
Soyez sûr que vos amis n'ont pas la plus petite idée de tout ce que vous avez dû apprendre et retenir. Essayer d'expliquer ce qu'il convient de faire en votre absence, vous verrez ! Devant l'ampleur de la tâche, vous renoncerez vite. D'autant plus que le copain se sauvera en courant. Ce qui est probablement la meilleure des choses, à tout prendre.
Quel est en effet, le risque majeur en cas d'absence si l'aquarium est au top ? la panne de courant. C'est tout.
Vos poissons peuvent se passer de nourriture une ou deux semaines, surtout si le bac est planté et que vous avez pris la précaution de les « engraisser » une vingtaine de jours avant votre départ en augmentant la fréquence du nourrissage. A noter: pas de soucis pour la gamelle d'eau !
Les bons gestes: nettoyer tous les appareils, faire un bon changement d'eau, réensemencer avec des bactéries toutes neuves. Le charbon actif peut se révéler utile. On peut aussi baisser la T°C d'un degré ou deux, de façon très progressive : le métabolisme des poissons sera ralenti ( à déconseiller si les animaux sont réputés délicats à maintenir ! )
Faire le niveau d'eau est la seule intervention qui peut s'avérer indispensable si votre absence dépasse la semaine, à moins de disposer d'un osmolateur...
Confier vos clefs à un copain de confiance et qui connaît l'aquariophilie. C'est le top.
A un autre copain, de confiance aussi, mais qui n'a aucune notion. Lui donner, avec vos clefs, des consignes simples et précises et surtout lui laisser le n° du club, ou du copain qui sait. Tant il est vrai que ce qui nous paraît « simple et précis » peut cacher un abîme de perplexité.
Enfin, mon dernier argument pour militer en faveur d'un non-interventionnisme bien tempéré: songez qu'il faudra faire bonne figure et remercier malgré tout le cher pote qui a détruit en 10 jours ce que vous aviez mis un an ou plus à réaliser !
Checklist avant de partir
• Nettoyer à fond son bac 1 semaine avant le départ
• Vérifier ou mettre un timer pour l'éclairage
• 3 jours avant de partir, nettoyer les appareils , s'assurer que la filtration est au maximum de sa capacité
• Ajuster le niveau d'eau au maximum
• Bien examiner les poissons, ne laisser aucun malade
• Essayer l'éventuel distributeur automatique plusieurs semaines
• Laisser votre téléphone au « fish-sitter », avec qui vous aurez nourri vos poissons au moins une fois, en insistant bien sur le fait qu 'ils vont mendier la nourriture et qu 'il ne faut en aucun cas dépasser la dose prescrite !
Pour ou contre ?
• Les « blocs vacances »
Cette nourriture conviendra aux gros mangeurs qui feront tout disparaître en 2 jours. Les poissons timides ou de surface n 'y auront pas accès.
• Les distributeurs automatiques
avis divergeant selon la qualité de l'appareil, qui peut se révéler très coûteux. Trouver une nourriture qui coule facilement, ne colle pas et ne prend pas l'humidité. A tester avant toute absence.
Ces procédés ont tous, à mon avis, l'inconvénient de faire croire qu 'on peut partir tranquille...
Bien se souvenir qu 'il vaut mieux un jeûne prolongé qu 'un excès d'aliments qui ruinera l'équilibre du bac !
Annick HENRY
Vous aimeriez créer un nouvel aquarium. Vous n’êtes plus un novice , une invasion de points blancs ne vous affole plus depuis belle lurette. Un bac marin vous tenterait bien, mais l’investissement financier vous refroidit quelque peu. Que diriez-vous d’un bac d’eau saumâtre ?
Votre besoin de nouveauté sera comblé, et sans faire chauffer votre chéquier, du moins pas trop!
D'abord un peu de vocabulaire. J’ai été enseignante et il m’en reste quelques travers, il faut donc faire avec. Saumâtre, pour beaucoup, évoque une eau boueuse et nauséabonde. Sans doute parce qu’il y eût confusion jadis entre saine et potable. Saumâtre vient de salis, le sel en latin. Ajouter «âtre» à un mot c’est le rendre moins noble, l’appauvrir ou le dévaloriser. Verdâtre / vaguement vert, marâtre / mauvaise mère, bellâtre /qui se croit beau, saumâtre / peu salé. Et voilà: l’eau saumâtre n’a rien d’une eau d’égout. Elle est tout simplement salée, mais sa teneur en sels est sensiblement inférieure à celle de l'eau de mer. (concentration totale de sels dissous généralement comprise entre 1 et 15 g/l, contre 35 g en eau de mer)
Ou trouve-t-on ces biotopes si particuliers ? Dans les estuaires, les embouchures de fleuve, les lagunes ouvertes.
Ces milieux sont caractérisés, vous vous en doutez, par un apport régulier d’eau de mer. Le taux de salinité n’est jamais constant, variant selon l’importance des marées ou le niveau des pluies par exemple.

Molly gold Datnioides microlepsis Scatophagus
Les poissons qu’on y trouve ne sont plus des poissons de rivière, et pas encore des poissons marins. En fait, ils sont souvent tour à tour l’un et l’autre selon leur développement. Poissons dont la France regorgeait avant l’industrialisation de ses bassins fluviaux: je veux parler des anguilles et des saumons; pas très exotiques, et pourtant ces poissons sont bien de type euryhalin.
Mais comme il est hors de question de concevoir une mini-mer des Sargasses et un micro-torrent alpin dans le salon, on se contentera d’espèces relativement casanières et de taille plus modeste; les Tetraodons, les Scatophagus, mais aussi les véliferas, bien connus des aquariophiles d’eau douce, pour le plus grand dommage de ces superbes poecilidés qui ne feront que survivre à grand renfort de produits divers dans le bac communautaire !
Bon, on le fait , ce fameux bac saumâtre ?
D’abord la cuve: elle devra être spacieuse, au moins 200 litres, sans aucun métal.
Puis l’eau. Celle du robinet conviendra si le taux de nitrates n'est pas supérieur à 30 mg/l, ce qui est souvent le cas chez nous. On y ajoute du sel marin «étique» selon la densité désirée. Et quelle densité je dois désirer, moi ? Pas facile à dire. Ca dépend ...

Le densimètre Toxote jaculatrix perioophthalmus
Évidemment, comme pour l’eau douce, il existe différents biotopes d’eau saumâtre. Une embouchure de fleuve n’aura pas les caractéristiques d’une mangrove ou d’une lagune… le premier sera un bac bien brassé et peu salé (5 g/litre), les deux suivants pourront être des paludariums (aquarium comportant une partie émergée) avec un taux de salinité qui pourra être proche de l’eau de mer (20 g/litre) ; de même qu’il conviendra de savoir qu’elle est la tolérance mini/maxi du taux de salinité des pensionnaires que vous aimeriez maintenir.
Ce sont de nouveaux paramètres à prendre en considération, pas plus difficiles à maîtriser que la fameuse dureté en aquariophilie traditionnelle ou l’on rencontre des poissons ne tolérant qu’une eau très douce (les Discus), ou une eau très dure (les Cyphotilipia frontosa) en passant pas tous les degrés intermédiaires.
Les appareils: un chauffage, la température ayant une valeur située entre 22 et 26 °c.
Une filtration externe ou interne, 5 à 10 fois le volume du bac par heure.
L’éclairage sera choisi en fonction des végétaux présents ou non, dans le bac. Les plantes en milieux salins ne sont pas faciles à tenir, exceptées celles qui poussent dans la mangrove. On pourra tricher en décorant le paludarium de plantes palustres contenues dans une cuve d'eau douce, parfaitement étanche, on s'en doute .
Des algues marines, les Caulerpes, pourront croître si la salinité est supérieure à 15 g/litre.
Un écumeur pourra être installé pour optimiser la qualité de l'eau si vous choisissez une eau très saumâtre, mais attention, cet appareil peut coûter à lui seul aussi cher que la cuve complète!
Le décor: sable ou gravier calcaire, aragonite.
Des pierres ou un substrat poreux permettant l’activité des bactéries dénitrifiantes anaérobies (les fameuses «Pierres Vivantes» si familières en bac récifal. Elles fourniront aussi à vos futurs pensionnaires les indispensables cachettes «anti-stress». Si vous faites ce choix, sachez que vous êtes à deux encablures du bac marin!

Crabe violoniste coraux
Une densité et un brassage un peu plus élevés, un éclairage plus spécifique (T5 ou HQI) et vous devenez amateur du monde récifal et de ses merveilleux coraux !
C’est d’ailleurs ce qui me séduit dans l’eau saumâtre: ce côté bac marin qui n’avoue pas son nom et donne juste assez d’assurance aux amoureux du Récif pour sauter le pas !

palétuvier à marée haute
La mangrove est un ensemble de végétaux tropicaux dont le plus emblématique est le palétuvier.
Elle pousse le long des rivages marins ou sur les bords des fleuves côtiers. L’activité humaine la détruit progressivement , et sa disparition a mis en valeur toute son importance: elle stabilise les côtes, sert de pouponnière à des milliers d’espèces. Le tsunami qui frappa en 2004 fut d’autant plus tragique que la mangrove n’était plus là pour servir de brise-lame. Sa contribution à la résilience écologique a été démontrée … à grande échelle. Depuis, des régions entières s’efforcent de la reconstituer en repiquant des plants de palétuviers.
Voici les principaux types de biotopes saumâtres tropicaux.
Rivière saumâtre densité: 1005 à 1010
Plantes: Sagittaire , Vallisneria , Ceratophyllum demersum, Cryptocoryne ciliata , Anubias
Animaux: velifera , black molly , chanda, Telmatherina, tetraodons , brachygobius, macrognatus, etropus, Datnioides microlepis
Le plus
simple à maintenir, mais la présence des tétraodons donnera tout de suite à
votre bac un aspect franchement exotique !
Mangrove densité: 1010 à 1015
Plantes: mousse de java, Cryptocoryne Becketti, Vallisneria eleocharis palétuvier
Animaux : Periophthalmus, anableps, crabe violoniste,Toxotes Jaculatrix
anableps
Il faudra voir les choses en grand et préférer le paludarium. Mais avouez que faire pousser un palétuvier chez soi doit procurer des sensations rares !
Estuaire densité 1005 à 1020 en 2 ans
C’est le biotope le plus pointu. Le besoin en sel des poissons qu’on y installe augmente avec leur croissance. Adultes, ils rejoignent la pleine mer.
Plantes: mousse de java pour finir avec des caulerpes
Animaux: monodactylus, scatophagus, bernard l'hermite
Mondactylus becketti eleocharis caulerpe racemosa
Bac de grand volume réservé à l’ aquariophile chevronné qui devra à terme transformer son mini-estuaire en bac marin
Annick HENRY